Au Malawi, le projet de terres rares de Kangankunde attire l’attention des marchés occidentaux
Le projet Kangankunde, porté au Malawi par la compagnie australienne Lindian Resources, s’inscrit dans la course à la sécurisation des approvisionnements en terres rares. L’entreprise affirme susciter un intérêt croissant de plusieurs marchés occidentaux pour une chaîne d’approvisionnement intégrée depuis le site minier.

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Graphite, cuivre, cobalt et terres rares sont devenus des matières premières stratégiques pour les industries liées aux batteries, aux véhicules électriques, aux énergies renouvelables et à l’électronique. La concentration de leur production et de leur transformation dans un nombre limité de pays pousse les États occidentaux à rechercher de nouvelles sources d’approvisionnement.
Dans ce contexte, Lindian Resources a de nouveau mis en avant, le 10 août, l’intérêt manifesté par plusieurs marchés occidentaux pour son projet Kangankunde, situé au Malawi. Le groupe australien présente ce projet comme le socle d’une chaîne intégrée d’approvisionnement en terres rares, même si les informations disponibles ne précisent pas encore l’identité des partenaires concernés ni la nature des discussions engagées.
Le Malawi cherche à valoriser ses minerais critiques
Le développement de Kangankunde intervient alors que le Malawi cherche à diversifier son économie et à attirer davantage d’investissements dans le secteur minier. Le pays dispose notamment de ressources en terres rares, en graphite et en uranium, mais l’exploitation industrielle de ces gisements reste encore limitée.
Pour les marchés occidentaux, l’intérêt du projet repose principalement sur la possibilité de disposer d’une source alternative aux fournisseurs traditionnels. La sécurisation des terres rares est devenue une priorité dans le cadre de la transition énergétique, ces minerais entrant dans la fabrication d’aimants permanents utilisés notamment dans les éoliennes, les moteurs électriques et certains équipements électroniques.
Lindian Resources n’a pas communiqué, dans les informations disponibles, de calendrier définitif pour la mise en production de Kangankunde, ni le montant des investissements nécessaires à la réalisation de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement. Les capacités de production et les éventuels accords commerciaux restent également à préciser.
Le projet devra par ailleurs franchir les différentes étapes réglementaires, techniques et financières nécessaires avant une éventuelle exploitation. Son développement dépendra notamment de la capacité de l’entreprise à mobiliser les capitaux requis, à obtenir les autorisations locales et à conclure des partenariats pour la transformation et la commercialisation des minerais.


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