Afcon 2025 : Burkina Faso limoge son sélectionneur, le Mali confronté à des démissions
Dix des dix-neuf membres du comité exécutif de la Fédération malienne de football (Femafoot) ont présenté leur démission, plongeant l’instance dirigeante du football malien dans une crise de gouvernance et suscitant des interrogations sur la gestion interne de l’organisation.

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Ces départs massifs interviennent au lendemain de la performance sportive des Aigles, qui ont atteint les quarts de finale d’un tournoi disputé en Afrique du Nord, égalant leur parcours réalisé en Côte d’Ivoire deux ans plus tôt. La coïncidence entre le succès sportif et le mouvement de démission alimente les spéculations au sein des milieux sportifs et médiatiques nationaux.
Femafoot a rapidement tenté de calmer le jeu en démentant certaines rumeurs ciblant l’encadrement technique : selon Ladji Koné, responsable de la communication de l’instance, l’entraîneur Tom Saintfiet n’a pas été démis de ses fonctions et aucune décision formelle n’a été prise à son sujet. Le président de la fédération, Mamatou Touré, dit « Bavieux », n’aurait, lui non plus, pas remis son mandat.
Origines présumées de la crise et réactions internes
Des sources proches du dossier expliquent que cette secousse est la conséquence de dysfonctionnements administratifs répétés et de tensions internes durables au sein de la fédération. Ces éléments seraient au cœur des griefs qui ont conduit plus de la moitié du comité exécutif à se retirer de ses responsabilités, selon des sources consultées par les médias.
Le parcours récent de la sélection nationale semble avoir cristallisé des frustrations latentes plutôt que d’en être la cause directe. Des observateurs citeront la coexistence d’enjeux sportifs et de querelles de gestion comme terrain propice à une crise institutionnelle, sans qu’une version unique des motifs des démissions n’ait encore été rendue publique par l’ensemble des signataires.
Le profil du président Touré alimente également le débat public : élu pour un second mandat en avril 2023 alors qu’il se trouvait en détention pour des faits de corruption présumés, il avait été libéré après un séjour carcéral de 622 jours, sa remise en liberté intervenant en avril dernier, selon les éléments rendus publics. Ces antécédents ajoutent une dimension politique et judiciaire aux tensions internes rapportées autour de la gouvernance fédérale.
Le sélectionneur Tom Saintfiet, de nationalité belge et arrivé à la tête de l’équipe en septembre 2024, a pris ses distances par rapport aux discussions en ligne et aux polémiques institutionnelles : il a indiqué depuis la Belgique qu’il ne suivait pas les débats sur internet et a rappelé que sa préoccupation immédiate restait la performance sportive, en soulignant avoir conduit le Mali jusqu’aux quarts de finale pour la deuxième fois consécutive.
À ce stade, Femafoot maintient que le staff technique n’a pas été sanctionné et que la composition officielle des instances dirigeantes reste sujette à confirmation formelle par les organes compétents de la fédération.

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