Tom Saintfiet, sélectionneur national de football, affirme ne pas avoir été payé normalement
Tom Saintfiet, sélectionneur belge des Aigles du Mali, a déclaré lors d’un entretien accordé à la RTBF avoir découvert sur Internet la démission intégrale du comité exécutif de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) sans en avoir été informé. Au cœur d’un flou institutionnel évoqué autour de la CAN 2025 et alors qu’un calendrier international se rapproche, l’entraîneur a exprimé son incompréhension face à l’absence de communication de la fédération et à l’incertitude qui entoure sa mission.

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Au cours de cet entretien, Saintfiet est apparu avec son smartphone et a prononcé la phrase suivante : « Je découvre sur internet que toute la Fédération malienne a démissionné, mais personne ne m’a rien dit ! ». Ces propos, tenus en direct, ont été présentés comme la révélation d’un isolement du staff technique, privé d’informations essentielles et apprenant des changements institutionnels par la presse internationale.
Le départ en cascade des membres du comité exécutif est décrit comme ayant laissé la FEMAFOOT « décapitée », selon les éléments rapportés, et comme un point culminant d’une déliquescence déjà signalée. Cette situation est présentée comme paralysante pour la conduite d’un projet sportif cohérent pour la sélection nationale.
Absences de paiements et précédents d’instabilité
Lors du même échange avec la RTBF, Tom Saintfiet a dénoncé des conditions de travail marquées par des retards et des paiements irréguliers. Le sélectionneur a indiqué qu’il n’avait « jamais été payé normalement tous les 5 mois » depuis son arrivée il y a dix-huit mois, et qu’il revenait à son agent d’appeler la fédération pour « obtenir des tranches ». Ces déclarations décrivent un mode de versement des rémunérations jugé précaire par l’intéressé.
Le reportage rappelle que ces dysfonctionnements ont déjà été mis en lumière auparavant, en citant l’expérience d’Eric Chelle, ancien coach national, confronté selon les mêmes sources à des problèmes similaires. Le parallèle avec le cas d’Eric Chelle est avancé pour souligner la persistance de ces dysfonctionnements au sein de la gouvernance du football malien.
Le cumul des difficultés institutionnelles et financières est présenté comme un élément structurant de la crise actuelle au sein de la FEMAFOOT. Le personnel technique est décrit comme isolé, sans interlocuteur fédéral stable, tandis que l’avancement des préparatifs sportifs est rendu difficile par l’absence de coordination et de communication officielle.
Les déclarations publiques de Tom Saintfiet et le signalement des démissions massives au sein du comité exécutif constituent, dans les informations disponibles, les dernières évolutions communiquées concernant la situation administrative et financière entourant la sélection malienne et sa fédération.

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