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Tchad : plus de 500 policiers et gendarmes bientôt déployés en Haïti contre les gangs

Selon les informations, le Tchad prépare l’envoi d’un contingent d’un peu plus de 500 policiers et gendarmes pour rejoindre la Force de répression des gangs (FRG) en Haïti dans les mois à venir. Le calendrier précis n’a pas encore été fixé, mais les unités engagées sont actuellement en phase de pré‑déploiement et suivent des sessions de préparation.

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Vers un envoi de policiers et gendarmes tchadiens en Haïti
<span>[Image d'illustration] Des policiers haïtiens et kényans, membres d'une force multinationale soutenue par l'ONU, se tenant devant un commissariat de police à Pont-Sonde, en Haïti, le 7 octobre 2024.</span> <span>AP - Odelyn Joseph</span>
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L’initiative, selon la correspondante de RFI Nadia Ben Mahfoudh, est coordonnée par la Cellule de coordination des opérations extérieures (Cecopex), l’organe du ministère des Armées chargé d’organiser et de superviser les missions des forces tchadiennes hors du territoire national.

Les exercices portent principalement sur des tactiques et procédures adaptées aux affrontements en milieu urbain. Parallèlement, une équipe militaire tchadienne est attendue en Haïti pour réaliser une mission de reconnaissance et évaluer les conditions locales avant l’arrivée des renforts.

Selon une source gouvernementale, le Tchad répond à une demande internationale encadrée par l’Organisation des Nations unies, laquelle assure la supervision et le soutien logistique de la FRG.

Se former spécifiquement au combat en zone urbaine

La FRG est une opération multinationale autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU à la fin de l’année 2025, avec pour mandat d’engager des actions offensives directes contre les groupes armés contrôlant de vastes portions du territoire haïtien. Les textes prévoient que 5 500 militaires et agents de police soient opérationnels sur place à partir du mois d’avril.

Depuis plusieurs années, Haïti est confronté à une violence organisée et récurrente : assassinats, viols, pillages et prises d’otages font partie du quotidien dans de nombreuses zones, notamment dans la capitale, Port‑au‑Prince.

Face à cette crise sécuritaire, la communauté internationale a monté une réponse multinationale soutenue par l’ONU — une mission qui, après un premier leadership assuré par le Kenya, a souvent manqué de moyens suffisants pour reprendre le contrôle des quartiers tenus par les gangs.

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