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Surtaxes douanières : la Norvège n’envisage pas de contre-mesures pour l’instant

La Norvège, qui ne fait pas partie de l’Union européenne mais appartient à l’Espace économique européen, a choisi la prudence face aux récentes menaces de surtaxes douanières évoquées par le président américain Donald Trump. Interrogé dimanche par la chaîne publique NRK, le Premier ministre Jonas Gahr Støre a indiqué que son pays n’envisageait « pour le moment » aucune mesure de représailles contre les importations en provenance des États-Unis.

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La Norvège refuse, pour l’instant, de riposter aux menaces tarifaires de Donald Trump

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« Je pense qu’il faut bien réfléchir afin d’éviter une guerre commerciale qui s’emballerait dans une spirale infernale. Personne n’y a intérêt », a déclaré M. Støre, faisant valoir la nécessité de préserver la stabilité des échanges internationaux et d’éviter une escalade qui pourrait nuire aux économies concernées. À la question de savoir si Oslo préparerait des contre-mesures après les menaces américaines visant plusieurs pays européens en raison de l’opposition à la volonté exprimée par M. Trump de s’emparer du Groenland, le Premier ministre a répondu : « Ce n’est pas quelque chose que nous envisageons pour l’instant, non. »

Contexte : une crise née autour du Groenland et des tensions commerciales

Les menaces de surtaxes font suite à des tensions diplomatiques déclenchées lorsque le président américain a évoqué l’idée d’acquérir le Groenland, territoire autonome rattaché au Royaume du Danemark. La proposition, jugée inacceptable par Copenhague et plusieurs partenaires européens, a été accueillie avec fermeté, provoquant des rappels de principes diplomatiques et, ensuite, des avertissements sur d’éventuelles mesures économiques de rétorsion. Selon les déclarations publiques, huit pays européens auraient été ciblés par ces menaces tarifaires.

La Norvège, économie fortement ouverte et dépendante du commerce extérieur — en particulier dans les secteurs de l’énergie, de la pêche et des technologies marines —, a choisi de privilégier la désescalade. Les sanctions commerciales réciproques peuvent rapidement perturber les chaînes d’approvisionnement, peser sur les exportations et générer des effets d’entraînement sur des marchés éloignés, d’où la prudence affichée par Oslo.

Implications internationales et portée pour l’Afrique

Si une guerre commerciale s’installait entre Washington et plusieurs pays européens, les conséquences dépasseraient rapidement les frontières directes des protagonistes. Des marchés de matières premières, des routes maritimes et des filières d’exportation pourraient être affectés. Pour de nombreux pays africains, déjà sensibles aux fluctuations du commerce mondial, une telle instabilité risquerait d’entraîner des perturbations dans l’écoulement des produits agricoles, des intrants industriels et des investissements étrangers.

Les autorités norvégiennes, conscientes de ces risques globaux, semblent donc privilégier la diplomatie et la concertation multilatérale, laissant temporairement de côté l’option des représailles commerciales. La position d’Oslo illustre la complexité des relations commerciales contemporaines, où décisions politiques et intérêts économiques sont étroitement imbriqués et où une réaction impulsive peut avoir des répercussions internationales durables.

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