Soudan du Sud : risque de violences massives contre les civils, alertent des experts indépendants de l’ONU

Des experts indépendants des Nations unies ont mis en garde, dimanche 25 janvier 2026, contre un « risque de violences massives contre les civils » au Soudan du Sud, où un regain de tensions est signalé dans la partie nord du pays. Dans un communiqué rendu public, la Commission sur les droits de l’homme au Soudan du Sud a exprimé sa « grande inquiétude » face à la situation dans le comté de Jonglei, théâtre depuis fin décembre 2025 d’affrontements entre forces gouvernementales et factions rebelles.

EN BRèVE
99 vues
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Vous utilisez actuellement la version classiqueVous êtes actuellement sur la version classique du site. Rejoignez notre version 2.0 pour plus de fun, plus de rapidité et plus d'interaction.Rejoindre Maintenant

Les combats opposent l’armée sud-soudanaise, fidèle au président Salva Kiir, et le SPLA-IO, regroupant des forces loyales à l’ancien vice-président Riek Machar. Les experts de l’ONU soulignent que des propos qualifiés d’« incendiaires » tenus par certains responsables militaires, ainsi que des informations faisant état d’une importante mobilisation de troupes sur le terrain, aggravent substantiellement la menace pesant sur les populations civiles et remettent en cause les avancées de l’accord de paix.

Les affrontements dans la région de Jonglei ont débuté à la fin décembre 2025 et se poursuivent au moment de l’alerte internationale. Les spécialistes onusiens rappellent que ces hostilités surviennent dans un contexte politique déjà marqué par l’arrestation de Riek Machar fin mars 2025 et son inculpation, en septembre 2025, pour des accusations de « crimes contre l’humanité ».

Situation sécuritaire, acteurs impliqués et risques pour l’accord de paix

La Commission sur les droits de l’homme au Soudan du Sud, citée par les experts de l’ONU, met en avant une escalade préoccupante des tensions dans Jonglei. Selon le communiqué, la combinaison de déclarations publiques bellicistes et de mouvements de troupes augmente « considérablement » le risque de violences à grande échelle visant des civils, et compromet davantage l’accord qui avait permis de mettre fin à la guerre civile ayant fait rage de 2013 à 2018.

Les avertissements des experts indépendants de l’ONU se concentrent sur les conséquences directes pour les populations civiles : exposition accrue aux hostilités, risque de crimes graves et fragilisation des mécanismes de protection déjà en place. La Commission insiste sur la nécessité d’une désescalade immédiate et d’un arrêt des déclarations envenimantes afin de prévenir une détérioration humanitaire et sécuritaire.

Le rappel de l’inculpation de Riek Machar en septembre 2025 figure en toile de fond des analyses onusiennes : son arrestation, intervenue fin mars 2025, et l’accusation de crimes contre l’humanité ont contribué à polariser davantage le paysage politique et militaire. Les experts indiquent que toute nouvelle confrontation d’ampleur entre les forces gouvernementales et le SPLA-IO risque de faire voler en éclats les fragile acquis de l’accord de paix qui avait mis un terme aux hostilités ouvertes entre 2013 et 2018.

Les organisations et observateurs internationaux suivent de près l’évolution sur le terrain à Jonglei et demeurent engagés à documenter la situation, tandis que la population civile reste en première ligne face à l’escalade des tensions et à ses conséquences potentielles.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
03:21 Ituri (Est de la RDC) : au moins 25 civils tués
Vous utilisez actuellement la version classiqueRejoindre Maintenant