RDC : saisie de valises contenant deux millions de dollars à l’aéroport de Kinshasa
Des billets en quantité inhabituelle ont été interceptés à l’aéroport international de Ndjili, à Kinshasa : près de 1,9 million de dollars, répartis dans deux valises, ont été saisis lors d’un contrôle. L’affaire relance les interrogations sur l’importance du numéraire en circulation en République démocratique du Congo.

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Les autorités indiquent que la découverte a eu lieu dans la soirée du samedi 21 mars, pendant un contrôle sur un vol international. Les enquêteurs ont trouvé les liasses soigneusement emballées, mais l’identité de la ou des personnes qui transportaient ces valises n’a pas encore été révélée.
Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a réagi en demandant une instruction immédiate et complète du dossier. Selon son communiqué, des éléments laissent présumer des irrégularités dans la gestion de ces sommes et, potentiellement, des détournements ou partages illicites.
Pour éviter toute disparition ou manipulation, le ministre a exigé que l’argent soit immobilisé en présence d’agents de la police judiciaire et qu’un procès-verbal exhaustif soit établi, décrivant les circonstances exactes de la saisie et recensant les personnes impliquées. Les sommes devront ensuite être consignées auprès de la Banque centrale, tandis que le dossier sera transmis à la Cellule nationale des renseignements financiers.
Un contexte déjà entaché par d’autres révélations
L’incident s’inscrit dans une série d’affaires récentes mettant en cause des flux de billets. Quelques jours plus tôt, une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montrait une chambre d’hôtel jonchée de liasses de dollars, accompagnée d’allégations selon lesquelles ces fonds proviendraient de la Banque centrale et auraient servi à financer des pots-de-vin.
Ces nouveaux éléments ravivent le débat public autour de la transparence des institutions et du risque de blanchiment de capitaux. Les mesures ordonnées par la justice visent à garantir la traçabilité des fonds et à préserver les preuves, alors que l’opinion s’interroge sur la gouvernance et le contrôle des flux financiers dans le pays.



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