Présidentielle 2026 : « Qu’on le veuille ou non, il y a quand même deux candidats, je crois », Basile Ahossi
L’ancien député Léon Basile Ahossi compte sur le corps enseignant pour conduire son candidat à la victoire à l’issue de la compétition électorale d’avril 2026.

À l’occasion du lancement officiel de la Ligue des enseignants ambassadeurs de Romuald Wadagni, le samedi 14 février 2026, l’ancien deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et membre du parti d’opposition Les Démocrates, a réaffirmé publiquement son engagement en faveur de l’actuel ministre de l’Économie et des Finances. Une prise de position assumée, malgré ses divergences politiques connues avec le président Patrice Talon.
Dans un contexte préélectoral marqué par des débats sur la réalité même de la compétition à venir, Léon Basile Ahossi a tenu à clarifier sa lecture du jeu politique. Contrairement à ceux qui soutiennent qu’il n’y aurait pas véritablement compétition en 2026, il affirme sans détour que la course est bel et bien engagée.
« Qu’on le veuille ou non, il y a quand même deux candidats, je crois », a-t-il déclaré, évoquant l’existence de deux duos en lice et assumant une compétition qu’il juge ouverte.
Justification d’un ralliement assumé
Parrain de la cérémonie, l’élu a profité de cette tribune pour inviter les enseignants à s’approprier la vision politique du candidat qu’il soutient et à la diffuser sur toute l’étendue du territoire national. Pour lui, ce corps socioprofessionnel joue un rôle stratégique dans la formation des élites et dans l’animation de la vie nationale, ce qui en fait un levier déterminant dans la dynamique électorale en cours.
Dans une déclaration à forte portée politique, Léon Basile Ahossi a assumé la singularité de son choix. « Je vous avoue, je n’ai pas toujours été en harmonie avec le président Talon, tout le monde le sait. Et les choses qui nous ont opposé sont passagères par rapport à la République. C’est pour ça que quelqu’un qu’on dit être sorti des entrailles de Talon, recevoir le soutien d’Ahossi, que l’on caractérise à tort comme un opposant radical, ça a surpris plus d’un », a-t-il confié.
Les enseignants, clé de voûte de la dynamique électorale
Poursuivant son argumentaire, le député a fondé son soutien sur une analyse personnelle du parcours du candidat Wadagni et sur la place centrale des enseignants dans toute stratégie politique crédible. Selon lui, ce corps de métier est incontournable dans la construction d’un projet de pouvoir.
« Les enseignants, on ne peut pas les contourner. S’il n’y a pas eu d’enseignants, il n’y aurait pas Romuald Wadagni », a-t-il martelé.
Léon Basile Ahossi a également mis en avant l’implantation territoriale de ce corps socioprofessionnel, qu’il considère comme un avantage décisif dans une élection nationale.
Présents dans toutes les communes et au contact direct des populations, les enseignants constituent, à ses yeux, un puissant réseau de mobilisation.
« Vous êtes le corps de l’administration le plus répandu sur le territoire et votre adhésion à cette vision politique est une immense révolte pour le camp Wadagni », a-t-il ajouté.
À travers cette sortie politique, l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale inscrit clairement son ralliement dans une logique de conviction misant sur l’influence des enseignants pour peser sur l’issue de la présidentielle de 2026.

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