Polynésie française : près de cinq tonnes de cocaïne saisies à bord d’un navire
La Marine nationale a annoncé, dans un communiqué diffusé lundi 19 janvier 2026 par le Haut-commissariat de la République en Polynésie française, la saisie de 4,87 tonnes de cocaïne à bord d’un navire de pêche intercepté dans la zone maritime polynésienne. L’opération, conduite par la frégate Prairial, a abouti le 16 janvier à l’arrestation du bâtiment battant pavillon togolais, en route depuis l’Amérique centrale et dont la cargaison était destinée au marché australien.

SOMMAIRE
Les faits : interception et embarcation
Selon le communiqué officiel, le navire de pêche, enregistré sous pavillon togolais, a été localisé et interpellé par la frégate Prairial le 16 janvier au large des eaux polynésiennes. La drogue découverte à bord représentait un poids total de 4,87 tonnes. Le chargement était convoyé par un équipage composé de dix marins de nationalité hondurienne et d’un ressortissant équatorien.
Les autorités françaises ont pris le contrôle du navire et de son équipage. Les premières constatations et les procédures d’enquête ont été engagées sous l’autorité du Haut-commissariat de la République en Polynésie française, instance chargée de coordonner les actions de l’État dans la collectivité d’outre-mer. Les services compétents — police judiciaire, douanes et autorités maritimes — sont mobilisés pour les inspections techniques, l’examen de la cargaison et la préparation des suites judiciaires.
Contexte opérationnel et juridictionnel
La saisie intervient dans une zone maritime particulièrement vaste et stratégique, où la surveillance et la lutte contre les trafics illicites mobilisent régulièrement les moyens de l’État en Polynésie française. La frégate Prairial, unité de la Marine nationale affectée aux missions de surveillance et de protection des intérêts de la France outre-mer, a été engagée pour assurer la sécurité des approches maritimes et la mise hors d’état de nuire d’embarcations suspectes.
Le navire interpellé battait pavillon togolais ; le recours à des pavillons de pays tiers est une pratique répandue dans le transport maritime international. Plusieurs États africains, dont le Togo, figurent parmi les registres de pavillon ouverts aux immatriculations étrangères, un élément qui peut intervenir dans la traçabilité des bâtiments et dans la coopération internationale lors d’enquêtes transnationales.
Des investigations complémentaires visent à préciser l’origine exacte de l’acheminement parti d’Amérique centrale, les modalités logistiques du transfert de la drogue et les maillons éventuels d’un réseau organiquement impliqué dans l’acheminement vers l’Australie, pays désigné comme marché de destination par les autorités au moment de l’interception.
Les autorités judiciaires locales détermineront les suites à donner au dossier : mise en examen éventuelle des personnes détenues, enquêtes complémentaires et procédures de déferrement devant les juridictions compétentes en Polynésie française, conformément au droit pénal et aux accords internationaux applicables en matière de lutte contre le trafic de stupéfiants.

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