Niger : le permis d’uranium Madaouela I attribué à MAMICO, Atomic Eagle annoncé à 60 %
La réattribution du permis à une société annoncée avec 40 % pour l’État nigérien doit relancer le projet de Madaouela, mais la nouvelle convention minière restait encore à formaliser.


Le permis de grande exploitation Madaouela I a été attribué à Madaouela Mining Company (MAMICO) au Niger, ouvrant la voie au retour d’Atomic Eagle dans ce projet d’uranium selon un schéma annoncé avec 60 % pour le groupe australien et 40 % pour la République du Niger. L’enjeu est central pour l’un des principaux gisements uranifères connus du pays.
Journal du Niger a rapporté le 21 août que cette réattribution intervenait après le retrait, en 2024, du permis auparavant détenu par GoviEx, devenue depuis Atomic Eagle. L’entreprise expliquait encore en juin mener avec le ministère nigérien des Mines des discussions techniques et juridiques pour rédiger une nouvelle convention minière, sans accord alors présenté comme conclu.
Dans le cadre désormais annoncé autour de MAMICO, Atomic Eagle doit détenir 60 % du capital et conserver le contrôle opérationnel, tandis que l’État nigérien en détiendrait 40 %. Les informations diffusées les 23 et 24 août par Small Caps et Proactive Investors présentaient toutefois la convention minière comme encore en voie de signature.
Atomic Eagle continue aussi de mettre en avant une estimation étrangère de 116,5 millions de livres d’U3O8 à une teneur de 1 282 ppm pour Madaouela, ce qui explique l’importance stratégique accordée au dossier par l’entreprise comme par Niamey. Le projet est ainsi replacé au cœur de la politique minière nigérienne après deux ans de contentieux et de négociation.
Le schéma annoncé prévoit un versement initial total de 10 millions de dollars et un permis d’exploitation d’une durée initiale de dix ans, renouvelable par périodes de cinq ans.


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