Minurso : les États-Unis envisagent un référendum au Sahara occidental
Les États-Unis ont annoncé, par l’intermédiaire de leur représentant auprès de l’ONU, Mike Waltz, le lancement d’une revue stratégique visant plusieurs opérations onusiennes, parmi lesquelles figure la Mission des Nations unies chargée d’organiser un référendum au Sahara occidental (MINURSO).

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Interrogé sur les raisons de cette réorientation, Mike Waltz a mis en avant le poids financier de ces opérations et a remis en question leur rendement après de longues années d’engagement. Selon lui, le simple arrêt des hostilités ne doit pas servir d’alibi pour éviter la recherche d’une solution politique durable.
Cette remise à plat ne se limite pas à des considérations budgétaires, mais elle s’inscrit aussi dans une dynamique diplomatique plus large. Washington a mené, ces dernières semaines, une série d’entretiens avec les principaux acteurs concernés — Maroc, Algérie, Mauritanie et le Front Polisario — pour redéfinir la gestion du dossier saharien.
Khadija Mohsen-Finan, spécialiste du Maghreb, observe que la démarche américaine ressemble à un remplacement progressif du rôle traditionnel des Nations unies dans ce dossier, avec l’objectif affiché de bouleverser le statu quo instauré depuis des décennies.
Vers une redéfinition du mandat de la MINURSO
Des réunions de travail se sont tenues à Madrid puis à Washington, témoignant de la volonté de l’administration américaine d’assumer une action plus directe sur le terrain diplomatique. Ces rencontres visent notamment à clarifier les attentes et les responsabilités de chacune des parties impliquées.
Le sort et le périmètre d’intervention de la MINURSO feront l’objet d’un examen prochain au Conseil de sécurité de l’ONU, où les États membres devront débattre des modifications possibles de la mission. Ces discussions pourraient avoir des conséquences importantes sur l’équilibre diplomatique régional et sur la perspective d’une issue politique au conflit.



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