Mali : des dizaines de camions de carburant incendiés dans une attaque de jihadistes présumés

Jeudi 29 janvier, un convoi composé de plusieurs dizaines de camion-citernes a été incendié à l’ouest du Mali lors d’une attaque attribuée aux jihadistes du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM, également appelé Jnim). L’assaut a fait plusieurs morts parmi les militaires et les assaillants, selon des élus et des témoins locaux.

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L’attaque s’est déroulée le long de l’axe reliant la frontière sénégalaise à la ville de Kayes, a indiqué un élu local interrogé par l’AFP. « Trois militaires maliens ont été tués et quatre assaillants tués », a précisé ce responsable, qui a donné un bilan provisoire. Un enseignant résidant dans la zone a estimé pour sa part que « des dizaines » de camions avaient été réduits en flammes.

Des responsables locaux ont attribué l’opération au GSIM/Jnim, coalition jihadiste active dans la région du Sahel. L’attaque intervient après plusieurs semaines marquées par une baisse relative d’actions de grande ampleur contre des convois routiers et des installations logistiques, selon des sources locales.

Détails de l’attaque et premières informations recueillies

Les témoignages concordent sur la violence des explosions et des incendies qui ont ravagé les véhicules impliqués dans le convoi. Sur place, des habitants ont décrit des colonnes de fumée visibles à grande distance et des dégâts importants sur la chaussée et le bas-côté. Les autorités civiles et militaires n’avaient, au moment des premiers comptes rendus, diffusé que des éléments limités sur l’évolution de la situation.

Le bilan humain reste à consolider : l’élu local a fourni un décompte initial de pertes parmi les forces armées et parmi les assaillants, mais n’a pas détaillé les circonstances exactes des affrontements ni précisé si des civils avaient été blessés. Les statements émanant de témoins de terrain font état d’un engagement armé soutenu et d’une utilisation d’engins incendiaires ou d’explosifs pour mettre le feu aux citernes.

Le GSIM, formation née de la fusion de plusieurs groupes djihadistes sahéliens, est régulièrement tenu pour responsable d’attaques visant des objectifs militaires et logistiques dans plusieurs pays de la région. La cible de cette attaque — un convoi de camion-citernes — s’inscrit dans une série d’opérations menées par des groupes armés visant à perturber les lignes d’approvisionnement et à infliger des pertes matérielles.

Les autorités locales et des acteurs de la société civile ont commencé à recenser les dommages et à relayer les premiers éléments d’information, tandis que des équipes de secours et des services de sécurité se sont rendus sur les lieux pour évaluer la situation et sécuriser la zone.

Selon l’élu local interrogé par l’AFP et des témoins présents, l’opération a été revendiquée ou attribuée au Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM / Jnim)

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