Lula et Trump s’entretiennent sur le «Conseil de paix» avant leur réunion prévue à Washington
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a demandé lundi 26 janvier à son homologue américain Donald Trump de limiter le périmètre du « Conseil de paix » annoncé par la Maison-Blanche à la seule question de Gaza, en proposant par ailleurs qu’un siège y soit réservé à la Palestine, selon un communiqué officiel de la présidence brésilienne. Au cours d’un entretien téléphonique de 50 minutes, les deux chefs d’État ont également convenu d’un prochain rendez‑vous à Washington.

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Selon le communiqué publié par le palais présidentiel à Brasilia, Lula, invité comme d’autres dirigeants à participer à l’initiative présentée par l’administration américaine, a exprimé la volonté du Brésil de circonscrire l’objet de ce forum aux seules opérations et enjeux humanitaires et sécuritaires liés à la bande de Gaza. Le président brésilien a soutenu que l’instance, perçue par certains observateurs comme un concurrent potentiel des mécanismes onusiens, devrait intégrer une représentation spécifique pour la Palestine.
La présidence brésilienne précise que l’échange téléphonique a duré près d’une heure et a porté sur plusieurs points de politique étrangère. Le message de Lula s’inscrit dans une ligne diplomatique favorable à une reconnaissance accrue des droits politiques et institutionnels de la Palestine, position que le Brésil a déjà traduite par des gestes diplomatiques antérieurs.
Position historique du Brésil et enjeux diplomatiques
Le choix de soulever la question d’un siège palestinien intervient dans un contexte où le Brésil occupe une place active dans les débats internationaux sur le conflit israélo‑palestinien. En 2010, sous la présidence de Luiz Inacio Lula da Silva, le gouvernement brésilien avait reconnu officiellement un État palestinien, geste longtemps cité comme un jalon de la diplomatie brésilienne en faveur d’une solution à deux États. Cette référence historique figure dans les éléments de langage relayés par les services de la présidence lors de la communication autour de l’appel.
Le concept de « Conseil de paix » promu par l’administration américaine a suscité des réactions diverses au plan international, certains acteurs estimant qu’un forum parallèle pourrait fragmenter les efforts multilatéraux coordonnés au sein des Nations unies. La demande brésilienne de limiter la portée du Conseil à Gaza et d’y inclure une représentation palestinienne vise, selon Brasilia, à maintenir un focus humanitaire et opérationnel plutôt qu’une remise en cause des institutions onusiennes.
Durant l’appel, les deux dirigeants ont évoqué la tenue prochaine d’une rencontre bilatérale à Washington, sans que le communiqué n’apporte d’autres détails sur l’agenda ou la date précise de cette visite. L’entretien téléphonique, rapporté par la présidence brésilienne, a duré 50 minutes et a permis aux deux chefs d’État d’aborder cette proposition et d’autres sujets de coopération

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