Line Renaud : l’affaire du « chèque » qu’elle n’a pas digéré
À l’approche de ses 96 ans, Line Renaud publie Merci la vie et y raconte un souvenir amer lié au tout premier gala Sidaction : elle y accuse l’ancien ministre de la Culture Jack Lang d’avoir demandé des billets pour la soirée, de ne pas s’être présenté et de n’avoir jamais fait le chèque promis à l’Association des artistes contre le SIDA.

SOMMAIRE
Dans ce livre de souvenirs mêlant moments lumineux et amertumes, l’artiste et militante historique de la lutte contre le sida revient sur les engagements publics et privés autour de cet événement caritatif. Elle décrit le gala comme une manifestation destinée à rassembler des personnalités pour lever des fonds et souligne que nombre d’invités avaient réglé leur participation, citant notamment Jacques Chirac, qui, selon elle, aurait payé sa place sur ses propres deniers.
Line Renaud écrit également avoir « mieux connaître Jack Lang » à cette occasion et ne manque pas de commenter son comportement lors de cette soirée. Elle relate une promesse de participation financière qui, selon elle, n’a pas été tenue, formulant sa critique avec une nette franchise.
Le premier gala Sidaction et une promesse restée sans suite
Dans son récit, l’artiste explique que Jack Lang avait demandé des billets pour la soirée mais ne se serait finalement pas présenté. Elle affirme par ailleurs qu’aucune contribution financière n’a été versée à l’association : « Inutile de vous dire que l’Association des artistes contre le SIDA n’a jamais vu la couleur de son chèque ! Sans commentaire. »
Line Renaud qualifie cet épisode de décevant et conserve, des décennies plus tard, un sentiment d’agacement face à ce qu’elle perçoit comme un manque d’engagement personnel lors d’un événement dédié à une cause qu’elle a défendue publiquement pendant de longues années.
Cette évocation intervient alors que le nom de Jack Lang figure également dans des révélations récentes. Des documents rendus publics par la justice américaine dans le cadre de l’affaire Jeffrey Epstein ont remis en lumière des personnalités ayant entretenu des relations avec le financier accusé d’exploitation sexuelle de mineures.
Confronté à ces éléments, Jack Lang a pris la parole pour défendre ses choix et ses relations. Il a déclaré : « J’assume pleinement les liens que j’ai pu créer, à une époque où rien ne laissait supposer que Jeffrey Epstein pouvait être au cœur d’un réseau de criminalité. »
Parmi les noms cités dans certains documents, celui de Caroline Lang, fille de l’ancien ministre, est apparu. Elle a annoncé sa démission de ses fonctions professionnelles, précisant qu’elle souhaitait éviter de porter préjudice à l’institution qu’elle dirigeait et ne pas fragiliser la structure concernée.

Commentaires