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La signature du Congo boudée par les investisseurs en raison d’une gestion de la dette jugée défaillante

Le marché des titres publics de la zone CEMAC manifeste une prudence accrue à l’égard du Congo, après des indicateurs macroéconomiques jugés préoccupants : croissance de 2,4 % en 2025, déficit du compte courant à 5,8 % du PIB et un encours de dette estimé à 97,2 % du PIB à la fin de 2025, annonce le Fonds monétaire international (FMI).

ECONOMIE
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Pourquoi les investisseurs commencent à bouder la si
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Selon le FMI, ces chiffres traduisent une économie freinée par des investissements publics insuffisants, des interruptions répétées de l’approvisionnement énergétique et une activité pétrolière atone. La faiblesse du dynamisme économique s’accompagne d’un creusement du déficit extérieur qui pèse directement sur la confiance des investisseurs régionaux et internationaux. Les agences de notation ont déjà réagi : Fitch Ratings avait attribué au Congo la note CCC+ assortie d’un signal de recouvrement RR4 en février dernier.

La gestion de la trésorerie du pays est pointée du doigt par les experts internationaux. Le FMI relève l’accumulation d’arriérés domestiques et extérieurs, signe de faiblesses persistantes dans la gouvernance de la dette publique. Pour les détenteurs de bons du Trésor (BTA) et obligations du Trésor (OTA), ces impayés représentent un facteur de risque direct susceptible d’entraîner une aversion accrue pour la signature congolaise sur les marchés

Pressions sur la signature et recommandations du FMI

L’analyse de viabilité de la dette conduite par le FMI met en exergue le niveau élevé de l’endettement public, qui réduit fortement la marge de manœuvre du Trésor. Avec un encours proche de la totalité du PIB, toute nouvelle détérioration des recettes pétrolières ou une perte d’intérêt des investisseurs pourrait aggraver le profil de risque. Le Fonds insiste sur le caractère significatif des risques pesant sur la capacité du pays à honorer ses engagements.

Pour atténuer ces tensions, le FMI préconise une planification renforcée du service de la dette, l’apurement des arriérés nouvellement accumulés et une meilleure coordination des émissions de titres publics. Les recommandations incluent également une assistance technique pour améliorer la gestion des flux de trésorerie et restaurer la transparence dans la conduite budgétaire. Les autorités congolaises ont, selon le rapport, amorcé certaines démarches d’assistance technique.

Sur le marché régional, la perception du risque s’est traduite par un recul des souscriptions aux émissions publiques congolaises, les investisseurs privilégiant des signatures jugées plus sûres au sein de la CEMAC. Les coûts d’emprunt du pays affichent une sensibilité accrue aux signaux de marché, en particulier aux notes souveraines et aux données macroéconomiques publiées par des institutions internationales.

Les analyses sectorielles citées par le FMI mentionnent en outre l’impact des interruptions d’électricité sur l’activité économique et sur la capacité des entreprises à maintenir des niveaux d’investissement productif. L’absence d’un redressement significatif dans la production et les recettes pétrolières alimente les préoccupations sur la soutenabilité.

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