La célébrité déclare ‘C’est pas un cauchemar, c’est une saloperie’
Patrick Sébastien, animateur et chansonnier aux propos souvent directs, se retrouve une nouvelle fois au cœur de la polémique après des déclarations sur la cause LGBTQIA+ et la mise en perspective de son parcours, marqué par des succès télévisuels et des épisodes controversés. Figure longtemps majeure du paysage audiovisuel français, il a multiplié imitations, chansons et émissions populaires tout en suscitant, à plusieurs reprises, de vifs retours médiatiques.

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Tout au long de sa carrière, Patrick Sébastien a cultivé un style reconnaissable : humour potache, imitations et ritournelles. Animateur phare du PAF, il a notamment signé des tubes et des phrases-chocs — comme dans la chanson Ah… Si tu pouvais fermer ta gueule…, présentée à la fin des années 2000 dans un contexte politique marqué par l’élection de Nicolas Sarkozy. Sa marque de fabrique s’est aussi traduite par des usages professionnels : le recours fréquent au générique de fin d’émission pour promouvoir ses nouveaux singles et la longévité d’un programme emblématique, Le Plus Grand Cabaret du monde, qui a condensé son univers de spectacle familial.
Ces dernières années, l’animateur a vu son exposition médiatique diminuer et son positionnement jugé décalé par certains. Toujours chanteur occasionnel — il a sorti notamment une piste récente intitulée Est-ce que tu l’as vu ? — il continue cependant à apparaître sur des plateaux pour exprimer des positions nostalgiques, évoquant régulièrement un temps jugé meilleur et affichant un ton volontiers « franchouillard ».
Carrière et controverses : des imitations au reproche public
Dans un entretien accordé au magazine Télépro, Patrick Sébastien a tenu des propos sur la cause LGBTQIA+ qui ont suscité des réactions. Il y a déclaré : « Aujourd’hui, il faut être ‘différent’ […] Il y a cette mode où il faut être homo, trans » et ajouté « Je suis un homme, vieux, blanc […] Je n’ai pas demandé à être comme ça et ne voudrais pas que ce soit un handicap. » Ces formulations ont été reprises par la presse et relayées en ligne.
Ce n’est pas la première fois que la trajectoire professionnelle de Patrick Sébastien est marquée par une polémique. Au milieu des années 1990, dans l’émission Osons, il avait interprété une imitation de Jean-Marie Le Pen, alors figure tutélaire du Front national, en entonnant une chanson raciste dans le but, selon lui, de dénoncer les idées de l’homme politique. L’antenne et la presse avaient alors fortement réagi : la séquence avait provoqué un tollé et placé l’animateur sous le feu des critiques médiatiques.
Dans les suites de cet épisode, Le Parisien avait publiquement boycotté Sébastien en affichant une page blanche titrée « Pourquoi nous n’en parlons pas », et Charlie Hebdo l’avait vivement critiqué. Interrogé des années plus tard par Olivier Malnuit, il a résumé son ressenti par la formule : « C’est pas un cauchemar, c’est une saloperie ! » Sur Télé Dimanche en 1995, il avait par ailleurs expliqué : « Quand j’ai fait ce que j’ai fait, je pensais vraiment, et je pense encore vraiment, que ça peut être utile au combat que je mène. »
En 2024, Patrick Sébastien a de nouveau alimenté l’attention médiatique en affichant une certaine sympathie envers Jordan Bardella, président du Rassemblement national, lors d’un entretien accordé à Jordan De Luxe.

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