JoeyStarr condamné à un mois ferme après la découverte d’un pistolet automatique de calibre 6,35 mm
Ce 5 février 2026 marque le 25e anniversaire d’un épisode judiciaire marquant pour JoeyStarr : en février 2001, Didier Morville avait été immédiatement incarcéré après la découverte à son domicile d’un pistolet automatique de calibre 6,35 mm détenu illégalement, lors d’une perquisition liée à une enquête sur un présumé trafic de cocaïne.

SOMMAIRE
Au cours de la perquisition effectuée dans son logement de Saint-Ouen, les forces de l’ordre avaient mis au jour de la cocaïne, du haschich ainsi que l’arme et des munitions. L’affaire s’inscrivait alors dans une enquête plus large portant sur des soupçons de trafic de stupéfiants. Présenté au tribunal correctionnel de Bobigny, l’artiste avait été condamné et incarcéré sur-le-champ.
La scène au tribunal avait frappé les esprits : une salle pleine de fans venus soutenir l’artiste, et JoeyStarr menotté dans le box, visiblement fatigué. À la barre, il avait expliqué avoir conservé l’arme « à titre dissuasif », évoquant un climat d’insécurité lié aux passages fréquents à son domicile. La procureure, rappelant ses condamnations antérieures, avait estimé que « l’indulgence » avait suffisamment duré. L’avocat de la défense avait plaidé le contexte d’un milieu nocturne exposé et la personnalité provocatrice de l’artiste plutôt que la démonstration d’un danger réel.
JoeyStarr devant le tribunal
Le tribunal correctionnel de Bobigny avait finalement prononcé une peine de un mois de prison ferme et une amende de 100 000 francs pour détention prohibée d’arme. La détention était qualifiée d’illégale en raison de la catégorie de l’arme retrouvée, classée comme arme de première catégorie. L’incarcération avait lieu immédiatement après le prononcé du jugement.
Quelques mois plus tard, en juin 2001, JoeyStarr avait été sanctionné à nouveau par la justice avec une amende de 2 000 euros pour des faits liés aux stupéfiants, décision distincte mais liée aux investigations de la même période.
Cet épisode s’inscrit dans une série de démêlés judiciaires qui avaient ponctué le parcours public de l’artiste depuis les années 1990. Les condamnations antérieures, pour des faits de violences, d’outrages et d’incidents liés à son comportement, avaient déjà contribué à forger une réputation conflictuelle. Parallèlement, sa carrière artistique avait évolué : figure majeure du rap français avec NTM, il avait également développé une activité d’acteur au cinéma et à la télévision.
L’ironie de la situation avait été soulignée par des observateurs : l’artiste qui, avec NTM, avait porté des paroles frontales et qui avait chanté des phrases telles que « Pose ton gun », se retrouvait condamné pour avoir conservé une arme chez lui. L’arme incriminée, retrouvée dans un sous-sol aménagé en studio, avait conduit, début février 2001, à son transfert du milieu artistique au dépôt, puis à une incarcération d’un mois.

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