Ghana : l’inflation baisse à 3,3% en février, son niveau le plus bas depuis 1999

Le Ghana a enregistré une inflation à 3,3 % en février 2026, son niveau le plus faible depuis août 1999, poursuivant un recul pour le quatorzième mois consécutif, a indiqué le Ghana Statistical Service. Ce taux représente une baisse de 0,5 point par rapport à janvier et contraste fortement avec le pic de 52,8 % observé en 2023.

ECONOMIE
429 vues
L'inflation baisse à 3,3% en février, son niveau le plus bas depuis troi
L'inflation baisse à 3,3% en février, son niveau le plus bas depuis troi
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

La décrue de l’indice des prix à la consommation repose sur plusieurs composantes. L’inflation alimentaire a fortement ralenti, passant de 3,9 % en janvier à 2,4 % en février, portée notamment par des baisses de prix sur les légumes et les céréales. Les produits importés ont également vu leur inflation diminuer, à 0,6 % contre 2,0 % le mois précédent, signe d’une moindre pression sur les prix des biens relayés par le commerce extérieur.

La stabilisation progressive du cedi face aux devises étrangères est avancée comme un facteur clef de cette tendance. Une monnaie nationale moins volatile réduit le coût des importations et atténue les transmissions inflationnistes. Les chiffres publiés par les autorités statistiques viennent confirmer un mouvement de désinflation de grande ampleur qui a transformé le paysage macroéconomique ghanéen en l’espace de quelques trimestres.

Réactions des autorités monétaires et contraintes budgétaires

La Banque du Ghana a adapté sa politique monétaire à cette nouvelle donne. Depuis juillet 2025, la banque centrale a abaissé son taux directeur de 12,5 points de pourcentage au total, expliquant ces décisions par la persistance de la désinflation. Ces baisses étaient destinées à relancer l’activité économique tout en restant compatibles avec l’objectif de prix fixé par les autorités.

Sur le plan budgétaire, le gouvernement a profité d’une amélioration relative des indicateurs pour alléger quelque peu la trajectoire de la dette. Les données officielles font état d’un recul de l’encours de la dette publique, qui est passé de 61,8 % du PIB à la fin de 2024 à 45,3 % à la fin de 2025. Le ministère des Finances a par ailleurs rouvert le marché des obligations domestiques après trois ans de restrictions, une mesure qui vise à diversifier les sources de financement intérieures.

Malgré ces évolutions favorables, des économistes interrogés mettent en garde contre les vulnérabilités résiduelles. Le Ghana a consacré en moyenne 36 % de ses recettes publiques au service de sa dette au cours de la dernière décennie, un ratio qui pèse sur l’espace budgétaire et limite la marge de manœuvre pour des politiques publiques discrétionnaires.

Les autorités continuent de publier des séries de données macroéconomiques et financières qui permettent d’affiner la lecture des tendances observées sur l’inflation, la devise et le profil d’endettement du pays

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
12:36 Burkina : Amir Abdou félicite Brama Traoré