FMI – Bénin: 118 millions de dollars débloqués après la validation des programmes d’appui
Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international a achevé, le 25 février 2026, les dernières revues des programmes d’appui conclus avec le Bénin.

Cette décision ouvre la voie à un décaissement immédiat de 118 millions de dollars, soit environ 65,44 milliards de francs CFA, en reconnaissance d’une trajectoire macroéconomique jugée globalement satisfaisante.
L’institution de Bretton Woods a validé simultanément la septième revue du Mécanisme élargi de crédit et de la Facilité élargie de crédit, ainsi que la quatrième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité.
Cette double approbation marque l’achèvement d’un cycle d’appui entamé en juillet 2022 et renforce la crédibilité du pays auprès des partenaires techniques et financiers.
Endettement maîtrisé et capacité de remboursement jugée solide
Parmi les éléments examinés figure le reclassement de certaines dettes d’entreprises publiques en dette de l’administration centrale. Cette opération statistique porte le ratio d’endettement public à 60,5 % du PIB. Le FMI précise toutefois que le risque de surendettement demeure modéré, soulignant une capacité de remboursement renforcée.
L’institution recommande néanmoins la poursuite d’une stratégie prudente de gestion de la dette, notamment par un recentrage progressif vers le financement intérieur, afin de limiter l’exposition aux chocs externes.
Ce satisfecit conforte la position du Bénin sur les marchés financiers et soutient sa capacité à mobiliser des ressources pour ses projets de développement.
Un appui financier axé sur la stabilité et la résilience
Sur les fonds débloqués, 20,13 milliards de francs CFA relèvent de l’appui macroéconomique classique, tandis que 45,25 milliards sont affectés aux actions en faveur de la résilience climatique et de la durabilité.
Depuis le début des programmes en 2022, le FMI a ainsi mobilisé plus de 481 milliards de francs CFA en soutien aux réformes économiques et structurelles du pays.
Selon Kenji Okamura, directeur général adjoint du FMI, ces résultats reposent sur une performance macroéconomique solide. Le déficit budgétaire a été ramené à 3,1 % du PIB en 2024, avec une perspective de passage sous le seuil de 3 % dès 2025, conformément aux critères de convergence de l’UEMOA.
Des réformes appelées à se poursuivre
L’achèvement des programmes ne marque pas la fin du processus de réformes. Le FMI insiste sur la nécessité de consolider les acquis, notamment par la formalisation accrue de l’économie afin d’élargir l’assiette fiscale, et par le renforcement de la protection sociale à travers l’actualisation du registre social pour un meilleur ciblage des ménages vulnérables.
L’institution encourage également la poursuite des efforts en matière de transition écologique, saluant les réformes engagées dans les secteurs de l’eau et de l’assurance agricole. L’objectif affiché est de préserver la stabilité extérieure à long terme tout en favorisant une mobilisation accrue des financements climatiques, y compris ceux portés par le secteur privé.

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