Côte d’Ivoire : Yapo Calice relaxé par la justice après des accusations de troubles à l’ordre public
En Côte d’Ivoire, Yapo Calice, secrétaire exécutif en chef du PDCI-RDA, a été relaxé des accusations de troubles à l’ordre public à l’issue d’un procès tenu dans un contexte politique post-électoral tendu.


Poursuivi pour ses critiques contre une décision du Conseil constitutionnel ayant invalidé l’élection d’Hervé Alliali lors des législatives du 27 décembre 2025 à Toumodi, il encourait une peine de trois ans de prison avec sursis. Le parquet lui reprochait également d’avoir jeté le discrédit sur une décision de justice.
Dans son verdict rendu le vendredi 27 mars 2026, le tribunal a estimé que les faits ne constituaient pas une infraction et l’a déclaré non coupable de l’ensemble des charges. À la barre, l’ancien ministre du Commerce a contesté les accusations, affirmant n’avoir jamais attaqué l’institution judiciaire. « Je bénis le nom de Dieu », a-t-il déclaré après le délibéré.
Son avocat, Me Luc Kacou Adje, a salué une décision « conforme au droit », estimant que « la vérité judiciaire a été établie ». L’affaire intervient dans un climat politique tendu. L’élection d’Hervé Alliali, initialement annulée le 9 janvier, avait été validée après un scrutin partiel le 21 février.
Ces législatives, organisées après la réélection du président Alassane Ouattara pour un quatrième mandat, ont été marquées par des tensions et des arrestations de militants de l’opposition lors de manifestations interdites, selon Amnesty International. Les autorités, de leur côté, rejettent toute accusation d’arrestations arbitraires et assurent de l’indépendance de la justice.



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