Charles Consigny défend le maintien de Jean-Marc Morandini sur CNews
Un mois après la condamnation définitive de Jean‑Marc Morandini pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel, la décision de CNews de maintenir le journaliste suscite une vive polémique: Sonia Mabrouk annonce sa démission du groupe Bolloré, tandis que Charles Consigny prend publiquement la défense de Morandini, estimant que la sanction pénale ne l’interdit pas d’exercer son métier.

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Sonia Mabrouk, présentatrice et journaliste politique sur CNews et Europe 1, a annoncé vendredi qu’elle quittait le groupe. Elle s’était publiquement opposée à la décision de la direction de conserver Jean‑Marc Morandini à l’antenne. Selon ses déclarations, elle respectera toutefois un préavis d’un mois avant de quitter le groupe Bolloré.
Sur un autre point de l’échiquier médiatique, Charles Consigny, éditorialiste et avocat pénaliste, a pris position en faveur du maintien de Morandini. Intervenant face au député Charles‑Henri Alloncle, puis au micro d’Alain Marschall et d’Olivier Truchot le 5 février, il a rappelé que la condamnation avait été prononcée et que le journaliste « purgeait sa dette ». Pour Consigny, l’arrêt de la justice n’inclut pas d’interdiction d’exercer le métier de journaliste, et il a dénoncé ce qu’il qualifie de « chasse à l’homme » et de « meute » visant Morandini, estimant que certains cherchent à « se racheter une morale à peu de frais ».
Les conséquences juridiques et professionnelles évoquées
Le débat oppose donc deux volets: l’aspect pénal, rappelé par Charles Consigny, et les conséquences professionnelles et éthiques soulevées par les opposants au maintien de Morandini à l’antenne. Le journaliste a été condamné pour des faits de corruption de mineurs et de harcèlement sexuel, et, d’après les éléments publiés, il fait l’objet d’une mesure l’empêchant de côtoyer des mineurs. Cette restriction pose des questions pratiques sur l’organisation des émissions et sur la présence de stagiaires mineurs dans les plateaux.
Des sources rapportent que, lors d’une précédente intervention à l’antenne — lorsque Jean‑Marc Morandini a remplacé Cyril Hanouna à la tête d’On marche sur la tête —, des collégiens stagiaires présents sur le plateau avaient été dirigés vers un sous‑sol afin d’éviter tout contact avec le journaliste. Ce type d’aménagement illustre les contraintes opérationnelles pour une chaîne qui maintient un collaborateur condamné mais autorisé à travailler.
Les réactions internes au groupe CNews restent divisées: la démission de Sonia Mabrouk marque un geste public de refus de la décision de la direction, tandis que d’autres personnalités médiatiques, comme Charles Consigny, défendent la distinction entre sanction pénale et interdiction d’exercer. Le débat public s’inscrit par ailleurs dans la longévité de l’affaire, évoquée depuis une dizaine d’années dans les médias.
Sur les ondes et dans la sphère politique, la question de la place de Jean‑Marc Morandini dans les médias continue d’alimenter échanges et controverses, entre considérations juridiques, réponses institutionnelles des directions de chaînes et réactions de personnalités du paysage audiovisuel.

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