Cameroun : SIC Cacaos (filiale de Barry Callebaut) porte son capital de 2,574 milliards à 6,885 milliards FCFA

La filiale camerounaise du géant suisse Barry Callebaut, la Société industrielle camerounaise des cacaos (SIC Cacaos), a procédé à une augmentation de capital de 4,311 milliards de FCFA, portant son capital social à 6,885 milliards de FCFA, une opération consignée par des actes privés des 17 juin et 25 septembre 2025 et déposés pour authentification le 10 octobre 2025.

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dans un marché du cacao en forte expansion, la filiale du suisse Barr
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Les documents officiels indiquent que le capital initial de SIC Cacaos, de 2,574 milliards de FCFA, a été relevé de manière à actualiser les statuts de la société et à renforcer ses fonds propres. L’augmentation figure parmi les mesures inscrites à l’ordre du jour de l’Assemblée générale qui a validé l’opération, selon les actes transmis aux autorités compétentes.

La décision intervient dans un contexte de montée en puissance de la transformation locale du cacao au Cameroun et d’un accroissement des exportations de produits semi-finis. En tant que filiale d’un leader mondial du cacao et du chocolat, SIC Cacaos voit sa stratégie financière scrutée pour son impact sur la filière nationale et sur les circuits d’exportation.

Montée en charge de la transformation industrielle et chiffres d’exportation

Le Cameroun a intégré en 2024 le top 10 mondial des exportateurs de dérivés du cacao, selon le Comité de compétitivité du ministère camerounais de l’Économie. Les statistiques officielles classent le pays au septième rang mondial pour les exportations de pâte de cacao, avec des recettes évaluées à 275,6 millions d’euros (environ 180,8 milliards de FCFA).

Pour le beurre de cacao, le Cameroun se situe au neuvième rang mondial, les exportations ayant généré 206,3 millions d’euros, soit près de 135,3 milliards de FCFA. Ces chiffres témoignent d’un basculement progressif vers la vente de produits à plus forte valeur ajoutée par rapport aux exportations traditionnelles de fèves brutes.

Les autorités attribuent cette évolution à l’arrivée d’entreprises industrielles et à l’extension des capacités existantes. Des opérateurs tels que Neo Industry, Atlantic Cocoa et Africa Processing ont rejoint le parc d’industriels locaux, tandis que des acteurs établis, dont SIC Cacaos, ont augmenté leurs volumes de traitement.

Les données de l’Office national du cacao indiquent que, pour la campagne cacaoyère 2024-2025, la transformation locale a franchi pour la première fois le seuil de 100 000 tonnes, atteignant un volume total de 109 431 tonnes. Cette performance quantitative coïncide avec une réorganisation des capacités industrielles et une diversification des acteurs impliqués dans la chaîne de valeur.

Interrogé sur le sens de la recapitalisation, un expert du secteur a estimé que des fonds propres accrus permettent à une unité de transformation d’accélérer des investissements techniques et logistiques, d’élargir ses capacités de production et d’allouer davantage de trésorerie aux achats de fèves sur les marchés locaux et internationaux. Pour une filiale d’un groupe multinational, une telle opération peut également refléter une volonté d’aligner les activités locales sur des objectifs d’approvisionnement et de transformation orientés vers l’exportation

Les actes sous seing privé mentionnés reprennent explicitement les dates du 17 juin et du 25 septembre 2025 et attestent du dépôt pour authentification effectué le 10 octobre 2025

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