Burkina Faso et le Ghana : changement discret d’influence

Des projets publics d’envergure se multiplient en Afrique, non pas sous forme de déclarations, mais par des réalisations concrètes : au Burkina Faso, l’État a financé la construction d’une autoroute de 332 kilomètres reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso, et au Ghana une réglementation impose le raffinage domestique de l’or avec une participation de l’État au capital d’une raffinerie. Ces initiatives reposent sur des ressources nationales et l’emploi de main-d’œuvre locale, et sont présentées comme des démarches visant à retenir la valeur ajoutée et les revenus sur le territoire.

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Au Burkina Faso, le tracé autoroutier de 332 km a été entièrement pris en charge par l’État. Le financement provient de ressources domestiques et l’exécution des travaux mobilise des entreprises et des ouvriers locaux. Le projet relie les deux principales villes du pays, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, et s’inscrit dans une politique d’investissement public priorisant les infrastructures routières.

Au Ghana, les autorités ont adopté une politique industrielle pour le secteur aurifère qui prévoit le raffinage d’une tonne métrique d’or par semaine sur le sol national. Dans ce cadre, l’État détient une participation de 15 % dans la Gold Coast Refinery, entité chargée de l’affinage. Les autorités ghanéennes présentent cette mesure comme une manière de préserver une partie de la chaîne de valeur liée aux ressources minières au sein du pays.

Actions publiques concrètes et montée en capacité locale

Les deux dossiers partagent des caractéristiques communes : financement public direct, recours à des ressources internes et mobilisation d’acteurs locaux pour la réalisation technique. Au Burkina Faso, l’emploi de main-d’œuvre nationale pour la construction de l’autoroute se conjugue avec un financement non-externalisé. Au Ghana, la règle de raffinage à l’intérieur du pays s’accompagne d’une prise de participation étatique dans l’outil industriel.

Sur le plan économique, ces mesures visent à limiter certaines formes d’extractivisme en déplaçant une partie des opérations — construction d’infrastructures ou raffinage des matières premières — vers des acteurs nationaux. Le pilotage financier par l’État, tel que décrit pour l’autoroute burkinabè, se traduit par l’utilisation de budgets publics et par des marchés attribués à des entreprises locales pour l’exécution des travaux.

Sur le plan industriel et technique, la capacité de raffinage interne au Ghana implique la mise en place d’équipements, de procédures de conformité et de compétences spécifiques nécessaires à l’affinage de l’or. La participation de 15 % de l’État dans la raffinerie constitue une modalité de participation au capital retenue par les autorités pour assurer une influence directe sur l’outil industriel et sur la circulation des revenus issus de l’activité.

Ces opérations ont été annoncées et mises en œuvre selon les éléments publiquement disponibles : une autoroute de 332 kilomètres financée par l’État burkinabè reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso, financée avec des ressources nationales et réalisée par de la main-d’œuvre locale ; et, au Ghana, une politique visant à affiner une tonne métrique d’or par semaine sur le territoire national avec une prise de participation publique de 15 % dans la Gold Coast Refinery

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