Bruno Salomone déclare avoir subi des gestes déplacés de directeurs de casting à ses débuts
Bruno Salomone, comédien connu pour son rôle de Denis Bouley dans la série Fais pas ci, fais pas ça et pour son passé au sein du collectif humoristique Nous ç Nous avec Jean Dujardin, est décédé des suites d’un cancer le week-end des 14 et 15 mars 2026 à l’âge de 55 ans. L’annonce de son décès a relancé l’attention sur sa carrière, sa discrétion face à la maladie et ses révélations passées concernant des comportements déplacés subis au début de son parcours.

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La progression de la maladie n’avait pas été largement évoquée par l’acteur lui-même. C’est dans Paris-Match qu’Hélène de Fougerolles, qui a partagé l’écran avec lui en 2014, a indiqué que Bruno Salomone était atteint d’un cancer depuis plusieurs années et que la maladie avait récidivé récemment. Très apprécié du grand public pour ses apparitions à la télévision, au cinéma et au théâtre, l’acteur gardait une grande pudeur sur sa vie privée et ses problèmes de santé.
Après des débuts sur les plateaux où il se fit connaître aux côtés de Jean Dujardin et des autres membres des Nous ç Nous — Éric Collado, Emmanuel Joucla et Éric Massot — Bruno Salomone a connu une notoriété durable grâce à son interprétation de Denis Bouley dans Fais pas ci, fais pas ça, rôle qu’il a tenu pendant neuf saisons sur France 2. Avant cette consécration, il avait participé à des émissions de variétés et sketchs qui l’avaient installé progressivement dans le paysage audiovisuel français.
Révélations sur des comportements déplacés à ses débuts
En 2022, lors de la promotion du téléfilm Boomerang sur Le Figaro TV — un drame traitant d’agression sexuelle au travail dans lequel il tenait un rôle difficile — Bruno Salomone a été interrogé sur le mouvement MeToo et sur ses propres expériences. Le téléfilm mettait en scène un personnage de dragueur insistant et offrait à l’acteur un registre dramatique inhabituel dans sa carrière d’humoriste.
Interrogé sur d’éventuels gestes déplacés subis au cours de sa carrière, il a répondu sans détours : « Ça m’est arrivé quand j’ai commencé, oui. » Il a évoqué des comportements de « directrices de casting qui étaient un peu bizarres » et a souligné que, en tant qu’homme, son expérience était perçue différemment de celle des victimes féminines. « C’est perturbant. »
Bruno Salomone a également commenté l’évolution des pratiques : selon lui, ces comportements existent « de moins en moins », notamment parce que « maintenant, avec le téléphone portable, je te balance super vite ». Il a précisé que ces incidents dataient de ses débuts et qu’ils résultaient parfois d’un contexte où certains recruteurs « sentent » l’envie du candidat de percer dans le métier, sans que cela doive aller « à tout prix ». Il a ainsi déclaré : « Ils [les directeurs de casting] sentent [qu’il avait envie de faire ce métier.] […] mais pas à tout prix. »



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