Afrique du Sud : embellie économique malgré les frictions avec Washington
Les dernières annonces budgétaires prononcées mercredi 25 février 2026 devant l’Assemblée nationale sud-africaine ont mis en lumière une réalité contrastée : l’économie du pays commence à montrer quelques signes positifs malgré un environnement international agité et des relations tendues avec les États‑Unis.

SOMMAIRE
Le ministre des Finances a salué ces signes d’embellie, tout en rappelant que ces améliorations restent fragiles et tributaires d’un contexte extérieur difficile. Les perturbations mondiales continuent d’influer sur la croissance et rendent la trajectoire économique incertaine.
Sur le plan de l’emploi, la situation demeure préoccupante : plus de 30 % de la population active reste privée de travail, un handicap majeur pour la relance durable de l’économie. Cet indicateur met en évidence l’urgence d’actions ciblées pour créer des emplois et améliorer l’inclusion sociale.
Au moment de défendre le budget, le ministre a adopté un ton à la fois optimiste et prudent, soulignant les progrès enregistrés tout en admettant que des efforts soutenus seront nécessaires pour consolider la reprise et réduire le chômage endémique.
Des défis structurels qui pèsent sur la reprise
Pour transformer ces premiers signes positifs en une dynamique pérenne, les autorités devront s’attaquer à des contraintes de long terme : attirer des investissements, renforcer la compétitivité et relancer des secteurs capables d’absorber une main‑d’œuvre nombreuse. Sans mesures structurelles, les gains récents risquent de rester superficiels.
La feuille de route budgétaire présentée au Parlement est ainsi perçue comme une étape importante mais non suffisante : la mise en œuvre effective des mesures annoncées, la stabilité politique et la confiance des partenaires économiques seront déterminantes pour que la croissance profite réellement à une large part de la population.

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