8 mars 2026 : ces femmes africaines qui ont tout changé en 2025
Le 8 mars n’est pas réduit à des bouquets et des félicitations ; c’est une date pour mesurer ce que des femmes ont bâti et obtenu. En 2025, plusieurs d’entre elles ont modifié les rapports de force sur le continent africain. Leurs réalisations se déclinent dans des domaines variés.

SOMMAIRE
Ce bilan couvre la politique, le sport, la culture, la musique et le monde des affaires. Il recense des élections, des distinctions internationales, des performances sportives et des nominations significatives.
Les éléments qui suivent reprennent, secteur par secteur, les faits marquants de l’année 2025 pour des femmes africaines.
Figures politiques et responsabilités
Netumbo Nandi‑Ndaitwah a remporté l’élection présidentielle de novembre 2024 avec 57 % des voix et est devenue la première femme à diriger la Namibie. Elle a prêté serment en mars 2025. Agée de 72 ans, elle est issue de la SWAPO où elle a siégé pendant des décennies.
Samia Suluhu Hassan, devenue en 2021 la première femme présidente de la Tanzanie après le décès de John Magufuli, poursuit son exercice du pouvoir. Elle apparaît comme une voix modérée et pragmatique au niveau continental ; ses choix en matière de diplomatie et ses réformes économiques lui ont valu une crédibilité accrue au sein de l’Union africaine.
Amina J. Mohammed, originaire du Nigeria, occupe le poste de secrétaire générale adjointe des Nations unies et porte la parole de l’Afrique à New York sur les questions de développement durable et de financements climatiques.
Asisat Oshoala, attaquante nigériane, demeure la joueuse africaine de football la plus récompensée, avec six trophées de meilleure joueuse africaine décernés par la CAF. En 2025, elle évolue en NWSL aux États‑Unis.
Faith Kipyegon, kényane, triple championne olympique du 1 500 m, conserve sa place de référence mondiale sur la distance. Elle a utilisé sa notoriété pour financer des pistes d’athlétisme dans des bidonvilles de Nairobi.
Tyla, chanteuse sud‑africaine née en 2002 à Johannesburg, a reçu le Grammy Award du meilleur album de musique africaine pour son premier disque éponyme. Son titre « Water » a atteint la première place dans plusieurs pays, dont la France, faisant d’elle la première artiste sud‑africaine à obtenir ce niveau de reconnaissance internationale avant ses 25 ans.
Leila Slimani, née au Maroc et également liée à la France, lauréate du prix Goncourt 2016 pour « Chanson douce », demeure une voix littéraire influente hors du continent. En 2025, ses écrits et prises de position traitent des questions de genre, d’identité et de liberté qui concernent le monde arabe et l’Afrique du Nord.
Chimamanda Ngozi Adichie, auteure nigériane connue pour son discours « Nous devrions tous être féministes », reste une référence mondiale ; ses essais et interviews alimentent les débats sur le féminisme africain et la représentation.
Mary Vilakazi a été nommée en 2025 à la tête de FirstRand, devenant la première femme à diriger l’un des principaux groupes bancaires sud‑africains et africains.
Mo Abudu, fondatrice d’EbonyLife Media, poursuit le développement de son groupe médiatique nigérian. Elle produit des séries et des films destinés au public africain avec une visée internationale ; ses productions sont présentes sur Netflix et elle a une visibilité aux cérémonies internationales comme les Oscars.
Sur un continent de 1,4 milliard d’habitants, les femmes constituent plus de la moitié de la population mais occupent moins d’un tiers des postes de pouvoir économique et politique.

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