Soudan : L’ONU dit que la catastrophe d’El-Fasher aurait pu être évitée
Le 9 février 2026, à Genève, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a qualifié d’évitable le drame humain qui a accompagné la prise d’El-Fasher au Soudan. S’exprimant devant le Conseil des droits de l’homme, il a dénoncé des exactions qui, selon lui, n’auraient pas dû se produire si des mesures avaient été prises à temps.

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Türk a rappelé que son équipe avait, pendant plus d’une année, multiplié les signaux d’alerte concernant la menace pesant sur la ville assiégée. Il a souligné que ces alertes décrivaient un risque d’exactions à grande échelle, identifié bien avant les événements récents.
Le chef du droit international estime en outre que ces avertissements n’ont pas reçu la réponse nécessaire de la part des acteurs concernés. Cette absence d’action a, pour lui, contribué à rendre possible le basculement vers des violences massives.
Risques de contagion vers le Kordofan
Parallèlement, Volker Türk a exprimé sa crainte que des schémas similaires ne se reproduisent dans le Kordofan. Il a insisté sur la nécessité d’une vigilance accrue afin d’empêcher que d’autres régions ne connaissent les mêmes dérives.
Ses déclarations, prononcées devant l’instance onusienne à Genève, mettent en lumière la frustration des experts des droits humains face à ce qu’ils perçoivent comme une réponse internationale insuffisante aux signaux d’alerte prolongés.

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