Sophie Marceau décrit « une ambiance très glauque » sur le tournage

Sophie Marceauplus de 3,6 millions de spectateurs en 2009. L’actrice retrouve le rôle d’Anne et évoque sans détour tant la genèse du projet que des souvenirs de tournage plus sombres, oscillant entre franchise et distance face à son passé cinématographique.

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Sophie Marceau brise le silence sur les dessous de ce tournage, "Une ambiance très glauque"
Sophie Marceau brise le silence sur les dessous de ce tournage, "Une ambiance très glauque"
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Lisa Azuelos, qui avoue initialement n’avoir « aucune envie d’y retoucher », explique que le projet de suite lui a été imposé puis est devenu une idée persistante. La réalisatrice souligne l’origine familiale de l’inspiration : sa fille, Thaïs Alessandrin, incarne Louise, la petite sœur de Lola, et joue un rôle central dans cette nouvelle génération. Le film n’a pas pour ambition de répliquer exactement le phénomène de 2009 mais de prolonger le récit à travers des personnages aujourd’hui âgés d’environ 25 ans.

Dans LOL 2.0, le personnage d’Anne, campé par Sophie Marceau, voit sa vie bouleversée. Après le départ de ses enfants, elle goûte à une liberté retrouvée qui se trouve remise en cause lorsque sa fille revient vivre à la maison et que son fils lui annonce qu’elle va devenir grand-mère. Le film explore les enjeux contemporains de cette tranche d’âge : désillusions professionnelles, retours au foyer familial et questionnements amoureux, tout en examinant la continuité des apprentissages personnels à l’âge adulte.

Détails de promotion, souvenirs de tournages et regard sur des réalisateurs

En promotion pour le film, Sophie Marceau a multiplié les interventions médiatiques, esquivant avec fermeté certaines comparaisons. Invitée sur le plateau de Bonjour ! (TF1), elle a coupé court à une question reliant sa collaboration avec Lisa Azuelos à celle qu’elle avait eue avec Claude Pinoteau : « Sorry, next question. » Elle a refusé d’être cantonnée à l’image de son rôle adolescent dans La Boum, rappelant qu’elle ne souhaite pas être réduite à ce seul pan de sa carrière.

Dans un entretien pour Madame Figaro, l’actrice est revenue sur ses rencontres avec plusieurs cinéastes marquants. Elle qualifie Claude Pinoteau de « très bon directeur d’acteurs », évoque Andrzej Żuławski comme celui qui « sondait votre âme » et décrit Michelangelo Antonioni comme « d’une séduction absolue », malgré les conséquences de l’accident cérébral qui l’avait affecté.

Son propos devient plus incisif lorsqu’elle aborde Maurice Pialat : « Je ne sais pas ce qu’il veut. Mais je sais ce qu’il ne veut pas. » Selon elle, Pialat cherchait une authenticité obtenue en poussant les acteurs dans leurs retranchements — « il voulait casser l’acteur » — et l’atmosphère du tournage lui a paru « très glauque », un souvenir qu’elle n’a pas apprécié malgré son engagement professionnel sur le plateau.

Sophie Marceau se dit également autodidacte dans son parcours d’actrice : elle reconnaît avoir appris « à la sauvage » et admet ne jamais avoir eu de coach, tout en appréciant la préparation des acteurs américains. Son expérience à Los Angeles lui a laissé un sentiment négatif — « l’ennui, le mal-être » — et elle confie s’y être sentie inefficacement placée, « très française » mais pas de la manière attendue outre-Atlantique. À 59 ans, Sophie Marceau apparaît plus libre que jamais.

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