Royaume-Uni : Anas Sarwar, chef du parti travailliste écossais, appelle le Premier ministre Keir Starmer à démissionner dans l’affaire Epstein
Le 9 février, le dirigeant du Labour écossais, Anas Sarwar, a exigé la démission de Keir Starmer, en lien avec l’affaire dite Epstein-Mandelson, une polémique qui accentue la fragilité du chef du gouvernement britannique. Selon Sarwar, la situation a dépassé le cadre d’un simple scandale et nécessite un changement à la tête de l’exécutif.

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Le responsable écossais a estimé qu’il fallait mettre un terme à ce « rideau de fumée » et procéder à un renouvellement des équipes dirigeantes de Downing Street, jugeant que la direction actuelle distrayait du travail gouvernemental. À la tête du Labour en Écosse, il lance cet appel alors que le parti aborde des élections locales cruciales, prévues dans trois mois, pour lesquelles les sondages ne lui sont pas favorables.
Ces tensions surviennent après la démission du chef de cabinet et du directeur de la communication de Downing Street. Malgré ces départs, Keir Starmer, qui occupe le poste de Premier ministre depuis juillet 2024, a rapidement rejeté l’idée de quitter ses fonctions. Son porte-parole a insisté sur le fait qu’il restait concentré sur ses responsabilités et qu’une démission n’était pas à l’ordre du jour.
Les enjeux pour le Labour et Downing Street
La demande de Sarwar illustre la pression interne que subit la direction du Labour, entre gestion de la crise et préparation des scrutins locaux. L’épisode met en lumière les difficultés de la majorité à contenir la polémique tout en maintenant une image d’unité et de stabilité face à l’opinion publique. À court terme, le gouvernement devra gérer la communication autour de ces départs et démontrer sa capacité à tourner la page, sous peine de voir son autorité encore plus érodée.

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