Riyad dit qu’il n’autorisera pas de frappes contre l’Iran depuis son sol
Le mardi 27 janvier, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a déclaré, au cours d’un entretien téléphonique avec le président iranien Massoud Pezeshkian, que le Royaume d’Arabie saoudite n’autoriserait aucune attaque visant l’Iran émanant de son territoire ou de son espace aérien, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères dans un communiqué officiel.

SOMMAIRE
Selon la note diffusée par Riyad, le prince héritier a réaffirmé la position du Royaume sur le respect de la souveraineté de la République islamique d’Iran. Le communiqué précise que l’Arabie saoudite ne permettra pas que son espace aérien ou son territoire soient employés pour des actions militaires dirigées contre l’Iran.
Le sujet de l’appel et la teneur du message officiel interviennent au lendemain d’une période marquée par des échanges diplomatiques accrus entre Téhéran et Riyad. Le communiqué saoudien, publié mardi, constitue le compte rendu public le plus récent de cette prise de contact au plus haut niveau entre les deux capitales.
Contexte et enjeux régionaux
La déclaration s’inscrit dans un contexte de normalisation progressive des relations entre l’Arabie saoudite et l’Iran amorcée ces dernières années, notamment après l’accord de normalisation parrainé par Pékin en 2023 qui avait conduit à la reprise des liens diplomatiques entre les deux pays. Depuis lors, les interlocutions bilatérales ont été présentées par les parties comme un moyen de réduire les tensions régionales.
Le rappel par Mohammed ben Salmane du principe de non-utilisation du territoire saoudien pour des frappes contre l’Iran prend la forme d’une affirmation publique destinée à lever toute ambiguïté sur la position officielle de Riyad. Dans les relations internationales, de tels gestes verbaux entre chefs d’État servent à clarifier les règles d’engagement et à limiter les risques d’escalade provoqués par des acteurs tiers.
Le contenu du communiqué met l’accent sur la souveraineté iranienne et sur l’engagement saoudien à ne pas permettre d’opérations militaires à partir de son sol. Le texte officiel n’apporte pas de précisions supplémentaires sur d’éventuelles mesures de surveillance, de contrôle des frontières ou d’accords opérationnels entre les deux États.
Les contacts directs entre les dirigeants des deux pays, tels que cet échange téléphonique, constituent l’un des vecteurs de gestion des différends bilatéraux. Le communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères a été rendu public mardi et contient l’essentiel des éléments communiqués par Riyad

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