Philippe Candeloro : « Ici, c’est une maladie aujourd’hui d’être… »

Ce vendredi 6 février marque le lancement des Jeux olympiques d’hiver 2026 à Cortina d’Ampezzo, 25e édition organisée en Italie, et l’absence à l’antenne de Philippe Candeloro fait déjà parler. Ancien patineur devenu visage médiatique des retransmissions, Candeloro ne commentera pas la compétition pour France Télévisions et a exprimé, au micro de Sud Radio, ses réserves sur l’état du sport et de la société française, tout en annonçant qu’il suivra toutefois les épreuves.

CéLéBRITé
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"Ici, c’est une maladie aujourd’hui d’être…”
"Ici, c’est une maladie aujourd’hui d’être…”
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La station de Cortina, qui accueille les Jeux après plus de sept décennies, voit défiler près de nombreux athlètes attendus sur les pistes et les patinoires. Philippe Candeloro, qui a longtemps commenté les grandes compétitions aux côtés de Nelson Monfort, a rappelé son attachement à l’événement avant d’évoquer les raisons de son retrait de l’écran : selon ses déclarations, France Télévisions l’a écarté de la couverture, décision qui alimente un débat médiatique autour de son ton et de ses prises de parole.

Sur Sud Radio, l’ancien champion a livré un constat sans détour sur l’image et la consommation du sport aujourd’hui. « C’est malheureux, mais vous avez raison ! Et c’est comme ça dans tous les sports aujourd’hui. Les Français ont du mal à dire que les Jeux olympiques vont démarrer ce soir. C’est embêtant. Je n’aurais pas voulu être athlète maintenant », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que l’attention portée aux compétitions ressemble davantage à une consommation ponctuelle : « On a vraiment une consommation de sport… comme si on regardait un match de rugby le week-end. »

Prises de position publiques et retombées médiatiques

Au-delà de ses remarques sur le public et les athlètes, Philippe Candeloro est revenu sur le rapport de la société aux mots et à l’humour, thématiques qu’il a déjà abordées dans d’autres entretiens. Dans une précédente intervention sur Figaro La Nuit, il avait notamment évoqué l’impact de mouvements comme #MeToo et du « wokisme », estimant que ces évolutions contraignaient l’expression publique : « Aujourd’hui avec le #MeToo, avec le wokisme, on n’est plus aussi naturels qu’au départ », et que l’autocensure était devenue fréquente.

Il a dit ressentir que sa manière de s’exprimer — « mes blagues potaches » — était désormais remise en cause et a dénoncé ce qu’il perçoit comme une tentative de lui retirer son « ADN ». Sur la question de l’identité, il a lancé : « Moi je suis hétéro, oui. Est-ce que c’est une maladie aujourd’hui? J’ai l’impression que oui. »

Philippe Candeloro a aussi défendu l’effet de ses interventions sur l’audience : selon lui, « grâce aux propos que j’ai pu tenir, on a amené 3 millions de téléspectateurs supplémentaires à un moment donné », arguant que son ton avait attiré des publics qui ne regardaient pas habituellement le patinage. Il a conclu en signalant que France Télévisions « risque de me virer, parce que je ne suis plus celui qu’ils sont venus chercher il y a seize ans… »

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