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Nigéria : La Banque centrale exige des systèmes numériques de détection des transactions suspectes

La Banque centrale du Nigeria (CBN) a imposé l’installation de systèmes numériques de détection en temps réel des transactions suspectes à l’ensemble des établissements qu’elle supervise, visant à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Les banques commerciales disposent de 18 mois pour se conformer, tandis que les fintechs et autres prestataires de services de paiement bénéficient d’un délai de 24 mois pour déployer des solutions automatisées intégrant notamment l’intelligence artificielle et l’analyse de données.

ECONOMIE
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La Banque centrale renforce le contrôle numérique des transactions
La Banque centrale renforce le contrôle numérique des transactions
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SOMMAIRE

Dans son communiqué, l’institution explique que les méthodes manuelles de surveillance ne suffisent plus face à l’augmentation des flux électroniques et à la complexité croissante des opérations financières. Les nouveaux dispositifs exigés devront détecter en temps réel des comportements inhabituels, générer des alertes automatiques et permettre une transmission accélérée des informations pertinentes aux autorités compétentes.

La mesure cible explicitement les banques commerciales, les sociétés de technologie financière et les prestataires de paiement, précisant des calendriers de mise en œuvre distincts selon la taille et le profil des acteurs. Les systèmes attendus doivent combiner des capacités d’analyse comportementale, de corrélation de données à grande échelle et de classement automatique des risques afin d’améliorer la traçabilité des flux.

Modalités pratiques et coordination institutionnelle

La CBN invite les établissements à s’appuyer sur des solutions technologiques avancées — intelligence artificielle, apprentissage automatique, analyse prédictive et outils de big data — pour assurer une surveillance continue des comptes et des transactions. Les dispositifs devront permettre la conservation et l’exploitation de volumes importants de données transactionnelles afin de faciliter des examens approfondis lorsque nécessaire.

Cette initiative s’inscrit dans une démarche de coordination renforcée entre la Banque centrale, la Commission des valeurs mobilières (Securities and Exchange Commission) et la Commission chargée des crimes financiers (Economic and Financial Crimes Commission), selon le texte publié. L’objectif affiché par les autorités est d’harmoniser les pratiques de surveillance et d’optimiser les échanges d’information entre régulateurs et forces de poursuite.

La CBN précise également que l’obligation concerne tant les infrastructures techniques que les procédures internes : mise à niveau des plateformes, élaboration de politiques de détection des risques, et formation des équipes en charge de la conformité. Les établissements devront documenter les outils déployés et rendre compte de leur fonctionnement aux inspecteurs de la Banque centrale dans le cadre des contrôles réguliers.

Le renforcement réglementaire intervient alors que le secteur financier nigérian connaît une diffusion rapide des solutions numériques et un accroissement corrélé du volume des transferts électroniques. Les autorités rappellent la nécessité d’une meilleure traçabilité des flux financiers et d’une capacité d’alerte plus réactive pour traiter les signaux d’alerte identifiés par les systèmes automatisés.

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