Nathalie Saint-Cricq suspendue de l’antenne
France Télévisions a suspendu pendant une semaine la journaliste Nathalie Saint‑Cricq après des propos tenus en direct lors de la soirée du premier tour des municipales du 15 mars. L’éditorialiste, qui intervenait sur la soirée électorale, a qualifié Éric Ciotti d’« alias Benito » en croyant son micro coupé, déclenchant des excuses publiques de la chaîne et la décision de la direction de la rédaction.

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Le premier tour, tenu le dimanche 15 mars, a notamment vu à Nice une nette avance d’Éric Ciotti, crédité de 43,43 % des voix, contre 30,92 % pour le maire sortant Christian Estrosi, selon les premiers résultats de la soirée. Ces chiffres ont alimenté de nombreuses interventions d’éditorialistes sur les plateaux d’information, où plusieurs membres de la famille Duhamel étaient présents pour commenter les scrutins.
Sur le plateau, alors qu’un journaliste évoquait les résultats à Lyon, des images montraient Éric Ciotti prêt à prendre la parole depuis son QG à Nice. Nathalie Saint‑Cricq a interrompu l’envoyé spécial en déclarant : « Merci beaucoup Alexandre. Je vous interromps. On va écouter Éric Ciotti en tête à Nice », puis, croyant son micro coupé, a prononcé la formule comparant l’homme politique à « Benito » en référence à Mussolini.
La réaction de France Télévisions et les excuses
Selon une information du Parisien‑Aujourd’hui en France publiée le 16 mars, la direction de France Télévisions a décidé d’une suspension d’une semaine pour Nathalie Saint‑Cricq. La chaîne d’information continue franceinfo a publié sur X un message présentant ses excuses à Éric Ciotti, qualifiant le propos de « inapproprié et déplacé » et l’attribuant à une journaliste de la rédaction de France Télévisions.
De son côté, Nathalie Saint‑Cricq a présenté des excuses à l’antenne, reconnaissant avoir tenu « des propos qui étaient inappropriés et déplacés, qui relèvent d’un manque de discernement ». L’incident intervient alors que, selon le dossier de presse et les commentaires publics, c’est la première fois en vingt ans que la journaliste est mise à l’écart par France 2 lors d’une élection de cette ampleur.
La séquence a été relayée et commentée sur les réseaux sociaux, avec des captures et des extraits partagés par des comptes d’information. Deux publications citées dans les contenus diffusés ont repris le communiqué de franceinfo et la déclaration de la journaliste, soulignant la rapidité de la réaction de la chaîne.
La sanction de France Télévisions se traduira par l’absence de Nathalie Saint‑Cricq pour la couverture du second tour des municipales. Dimanche prochain, la journaliste de 64 ans suivra la rencontre électorale depuis son domicile.



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