Image Celtiis
Image Celtiis

Le Tchad acte la fermeture de son ambassade en Côte d’Ivoire

Le Tchad a officiellement mis fin aux activités de son ambassade en Côte d’Ivoire, lors d’une cérémonie tenue le mardi 24 mars 2026. L’acte symbolique, marqué par la descente des couleurs nationales et le retrait de la plaque signalétique, consacre la fermeture de la représentation diplomatique tchadienne à Abidjan.

DIPLOMATIE
286 vues
Mahamt Deby Le chef de la junte militaire qui a pris le pouvoir au Tchad au lendemain de la mort du président Idriss Déby Itno
Mahamt Deby Le chef de la junte militaire qui a pris le pouvoir au Tchad au lendemain de la mort du président Idriss Déby Itno
2 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Pigier Cisco

Cette décision s’inscrit dans une politique de rationalisation des ressources publiques, justifiée par des contraintes budgétaires. La cérémonie a été présidée par le Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Dr Djangbeye Guelngar Évariste.

La fermeture de l’ambassade en Côte d’Ivoire intervient dans un contexte plus large de réorganisation de la carte diplomatique tchadienne. Les autorités ont engagé une réduction et une reconfiguration de certaines représentations à l’étranger. Dans cette dynamique, plusieurs missions diplomatiques ont également été concernées, notamment au Gabon, à Istanbul et en Israël. À Kigali, le Tchad a toutefois choisi d’ouvrir un consulat général, tandis qu’au Bénin, un consulat général a été transformé en ambassade.

La fermeture de l’ambassade du Tchad au Gabon jugée discutable

Les autorités tchadiennes assurent que cette « vaste restructuration et rationalisation de la présence diplomatique à l’étranger » ne remet pas en cause les relations bilatérales avec les pays concernés, et réaffirment leur volonté de maintenir et renforcer leurs partenariats diplomatiques.

S’agissant de la fermeture de l’ambassade en Israël, des sources indiquent que la décision, prise dès septembre dernier, n’est pas liée aux tensions au Moyen-Orient. À l’époque, il était déjà affirmé qu’il n’existait « aucun froid » entre les deux pays.

Cette réforme suscite toutefois des interrogations. Le chercheur en relations internationales Hoinaty Remadji s’interroge sur la pertinence de ces choix, estimant qu’ils auraient nécessité un audit technique préalable. Il critique également un manque de communication des autorités, donnant selon lui une impression de gestion au cas par cas. Selon lui, la fermeture de la représentation au Gabon est particulièrement discutable, compte tenu de l’appartenance des deux pays à la CEMAC, qui rendrait une présence diplomatique stratégique.

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
13:55 Madagascar : l’OMS et l’UNFPA publient un rapport alarmant sur la santé reproductive