Image Celtiis
Image Celtiis

La Côte d’Ivoire vise à former des milliers d’ingénieurs et techniciens pétroliers d’ici 2029

La Côte d’Ivoire anticipe un quadruplement de sa production pétrolière et gazière d’ici 2029 et engage dès maintenant un plan d’urgence pour former les milliers d’ingénieurs et techniciens nécessaires, en s’appuyant sur l’expérience de l’Institut Algérien du Pétrole (IAP) et sur une stratégie de transfert de compétences avec sa compagnie nationale PETROCI.

POLITIQUE
110 vues
ministre des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly
ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly
3 min de lecture
Google News Commenter

SOMMAIRE

Pigier Cisco

Les projections d’une montée en puissance rapide de l’extraction sur le territoire national imposent une montée en capacité immédiate du capital humain. Les responsables gouvernementaux estiment que l’essentiel des métiers techniques et de direction devra être assuré par des cadres ivoiriens pour que les retombées économiques et technologiques profitent au pays. À court terme, l’objectif affiché est de créer des filières de formation adaptées à l’échelle industrielle envisagée et de réduire la dépendance aux compétences importées.

Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a conduit une mission d’immersion à l’IAP à Boumerdès le 31 mars 2026 pour étudier le modèle algérien, fondé sur une coopération étroite entre la compagnie nationale Sonatrach et son institut de formation. L’IAP, qui existe depuis environ six décennies, s’appuie largement sur des formateurs issus de l’opérateur national — près de 75 % selon les éléments disponibles — et représente pour Abidjan un exemple de capacité à faire évoluer une industrie nationale en s’appuyant sur des ressources humaines internes.

Un modèle intégré Sonatrach–IAP adapté à PETROCI

La démarche ivoirienne vise à transposer ce schéma intégré en créant, à terme, une « corporate university » adossée à PETROCI. L’idée centrale de ce dispositif est de construire un continuum entre besoins industriels, formation initiale et formation continue, avec des bassins de recrutement local, des programmes techniques calibrés sur les métiers du pétrole et du gaz, et des formateurs impliqués par la compagnie nationale elle‑même. Dans le modèle algérien observé par la délégation, la mixité entre praticiens de l’industrie et enseignants contribue à réduire l’écart entre formation théorique et exigences opérationnelles.

Les autorités ivoiriennes mettent en avant la nécessité de structurer rapidement ces parcours pour absorber l’afflux prévisible de projets d’exploitation et d’infrastructures. La création d’une université d’entreprise adossée à PETROCI doit permettre, d’après les acteurs impliqués, d’orienter les cursus vers des compétences directement exploitables sur les chantiers et plates‑formes, tout en favorisant la mobilité professionnelle interne et la spécialisation technique.

Le renforcement du partenariat avec l’IAP algérien figure parmi les priorités identifiées par le ministère : échanges de programmes, détachements experts, et appuis pour le développement de modules pédagogiques spécialisés ont été évoqués lors de la visite. Les autorités ivoiriennes projettent d’élargir ce partenariat afin d’accélérer la mise en place d’une filière de formation locale destinée à couvrir les besoins croissants du secteur pétrolier et gazier

À NE PAS MANQUER

Commentaires

FIL D'ACTU
19:09 La RD Congo qualifiée pour la Coupe du monde de football 2026 après 52 ans