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Kenya : colère dans les bidonvilles de Nairobi après des pluies torrentielles

De fortes précipitations ont de nouveau provoqué des dégâts considérables au Kenya, où les autorités font état d’un bilan humain lourd depuis le début du mois de mars. La police a annoncé, dimanche 22 mars, que 81 personnes ont péri dans les inondations et que plus de 2 000 foyers ont dû quitter leur domicile. La région de Nairobi reste la plus touchée, avec 37 décès recensés.

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Kenya: colère dans les bidonvilles de Nairobi après les pluies torrentielles
<span>Des habitants se portent volontaires pour tenter de secourir les victimes des inondations à nairobi. Ici, le 7 mars 2026.</span> <span>© Andrew Kasuku / AP</span>
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Les quartiers riverains de la capitale restent particulièrement exposés : des habitants vivant le long du lit des cours d’eau se tiennent en permanence prêts à évacuer alors que des averses intenses étaient prévues jusqu’au 23 mars. Les crues soudaines ont déjà frappé à plusieurs reprises ce mois-ci, alimentant l’angoisse des populations.

Selon les informations, le bidonville de Mukuru Kayaba, la rivière Ngong a débordé à la nuit tombée lors des épisodes des 6–7 mars puis des 14–15 mars, entraînant des montées d’eau rapides. Dorothy Mathai, dont le logement a été inondé à deux reprises, vit dans la crainte permanente : elle a rassemblé des affaires d’urgence et surveille régulièrement le niveau de la rivière, incapable de retrouver un sommeil serein.

La situation est rendue encore plus anxiogène par la menace pesant sur le réservoir municipal : la montée des eaux fait redouter une rupture ou un débordement du barrage de Nairobi, qui exposerait en cascade les quartiers situés en aval. À Mukuru Kayaba, l’activité commerciale et les habitations ont déjà subi d’importantes pertes.

Tensions autour des responsabilités et mesures d’urgence

Plusieurs commerçants racontent des pertes matérielles importantes. Clinton Kissia indique que son cybercafé et son logement ont été submergés : consoles de jeux, téléviseurs, ordinateurs et imprimante ont été endommagés, rendant incertaine toute reprise rapide de son activité. Il demande des mesures gouvernementales concrètes, que ce soit un relogement des familles sinistrées ou une meilleure gestion des flux d’eau par des ouvertures contrôlées du barrage.

La défiance envers les autorités locales monte : le gouverneur de Nairobi a décidé de faire démolir les constructions érigées illégalement sur les berges, pointées du doigt pour entraver l’écoulement naturel des eaux. Cette décision alimente le débat public, entre impératif de réduire les risques hydrauliques et crainte d’aggraver la précarité des ménages qui occupent ces emplacements.

Les habitants demandent des réponses rapides sur les mesures d’accompagnement — relogement, aides financières, plan d’évacuation — tandis que les services de secours poursuivent leurs interventions. La période reste critique pour les zones exposées aux crues, où la vigilance demeure de mise.

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