Jean Dujardin visé par « Casse-toi, va dans un autre pays » et un « acharnement » dénoncé
Jean Dujardin, oscarisé et figure majeure du cinéma français, continue de susciter réactions et polémiques à chacune de ses apparitions publiques et sorties de films: un phénomène dénoncé publiquement par son ancien compagnon de troupe Bruno Salomone, qui a parlé d’un « acharnement » médiatique et d’injonctions à « casse-toi, va dans un autre pays ». Ces propos relancent le débat sur le traitement réservé aux artistes français devenus des stars internationales.

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Avant d’être reconnu à Hollywood pour son rôle dans The Artist — récompensé par un Oscar en 2012 — Jean Dujardin a construit sa carrière au sein du collectif comique « Nous C Nous », aux côtés notamment de Bruno Salomone. Leur parcours commun débute dans les sketches et parodies des années 1990, puis se scinde lorsque Dujardin accède à la notoriété internationale tandis que Salomone se fait un nom à la télévision et sur scène.
Les trajectoires différentes n’ont pas entamé leur relation: malgré le succès planétaire de Dujardin, Salomone est resté un allié constant et s’est exprimé publiquement pour défendre l’acteur face aux critiques jugées excessives par certains observateurs.
Un soutien francophone face aux critiques
Bruno Salomone a rappelé, lors d’une intervention sur RTL, les racines communes de ces deux carrières et s’est élevé contre ce qu’il considère comme une hostilité venue de certains médias. Selon lui, la réussite internationale de Jean Dujardin — ponctuée de collaborations avec des réalisateurs et comédiens anglo-saxons comme Martin Scorsese (Le Loup de Wall Street) et George Clooney (Monuments Men) — ne devrait pas être source de rancœur au sein du paysage culturel français.
Salomone a mis en avant le contraste entre l’enthousiasme suscité par l’Oscar et la sévérité de certaines chroniques qui suivent ensuite la star. Il a estimé que des journalistes pouvaient « régler des comptes » pour des motifs professionnels, notamment le refus d’entretiens, et que cette logique alimentait un climat de critiques parfois « très violentes » lors des sorties de films comme Brice de Nice 3.
Le comédien, qui s’est construit une carrière régulière grâce à des rôles télévisés — notamment dans la série Fais pas ci, fais pas ça — et à ses one-man-shows, a souligné la fidélité professionnelle qui unit encore les deux hommes: ils se retrouvent ponctuellement au cinéma, Dujardin reprenant son personnage de Brice et Salomone tenant le rôle d’Igor d’Hossegor dans la franchise.
Pour Salomone, la décision de Dujardin de continuer à travailler en France et de retrouver ses « premières amours » — sketches, clown, cinéma populaire — n’est pas un renoncement mais un choix artistique cohérent. Il a dénoncé l’idée selon laquelle la France ne supporterait pas la réussite de ses artistes et a affirmé que son ami n’a « aucune raison de ‘se casser’ ailleurs », insistant sur le fait que Dujardin demeure un comédien de troupe fidèle à ses origines.



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