Guinée équatoriale : la SEGESA alerte sur des impayés
Le 25 février, au Palais du Peuple de Malabo, la Compagnie d’électricité de Guinée équatoriale (SEGESA) a tiré la sonnette d’alarme : près de 70 entreprises publiques et entités autonomes accumulent des arriérés de paiement qui mettent en péril la trésorerie de l’opérateur national, a indiqué lors d’une séance de travail le directeur général Daniel Nguema Minang Ntang, en présence du vice‑président Nguema Obiang Mangue.

SOMMAIRE
Selon les exposés présentés lors de la réunion, ces organismes bénéficient pourtant de subventions versées par l’État et financées par le Trésor public, ce qui pose la question du financement public du service et du non‑paiement des consommateurs institutionnels. Les impayés sont donc, selon SEGESA, en partie paradoxaux : des structures soutenues par les deniers publics ne s’acquittent pas de factures pourtant essentielles au fonctionnement du fournisseur d’électricité.
Le directeur général a détaillé les conséquences opérationnelles de cette situation : réduction des capacités d’investissement, reports d’opérations de maintenance sur les infrastructures et risques accrus sur la fiabilité de l’approvisionnement électrique. Ces éléments rendent plus difficiles la gestion courante du réseau et entravent la mise en œuvre de projets destinés à améliorer l’accès et la continuité du service dans le pays.
Réactions des autorités et suite annoncée
Le vice‑président Nguema Obiang Mangue a qualifié d’inacceptable le comportement de certaines institutions publiques qui, financées par le Trésor, n’honorent pas leurs obligations financières envers la SEGESA. Lors de son intervention, il a souligné que plusieurs de ces entités ne produisent pas les rendements attendus pour l’État, ce qui aggrave la pression sur les comptes publics.
Les autorités ont mis en avant des signes de fragilité dans la gouvernance des entreprises parapubliques, rappelant les difficultés persistantes à mettre en place des mécanismes de gestion et de contrôle adéquats. Le diagnostic porté par la direction de la SEGESA lors de la séance identifie notamment un effet de double contrainte budgétaire : paiement direct du service par l’État et dettes non recouvrées auprès des bénéficiaires de ces mêmes fonds.
Face à ces constats, le vice‑président a annoncé la convocation prochaine de l’ensemble des entités concernées. Ces organismes seront appelés à présenter en détail leur situation financière, à expliciter l’origine de leurs arriérés et à fournir les justificatifs demandés par les autorités pour un examen circonstancié

Commentaires