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Guinée : des Maliens, Nigériens et Burkinabè arrêtés pour terrorisme

Des opérations judiciaires et sécuritaires en Guinée ont conduit à l’arrestation d’au moins douze personnes suspectées de liens avec des groupes terroristes, dont le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM). Les interpellations, effectuées principalement dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan, concernent majoritairement des ressortissants maliens, nigériens et burkinabè et s’inscrivent dans une vaste enquête menée par le parquet général près la cour d’appel de Conakry.

POLITIQUE
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Terrorisme en Guinée des Maliens, Nigériens et Burkinabè arrêtés
Terrorisme en Guinée des Maliens, Nigériens et Burkinabè arrêtés
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SOMMAIRE

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Selon le parquet, le premier réseau démantelé comprenait onze individus : sept Maliens, deux Nigériens, un Burkinabè et un Guinéen. Les investigations ont été étendues sur l’ensemble du territoire national et ont mobilisé les forces de sécurité et les services judiciaires spécialisés dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Dans la continuité de ces enquêtes, un douzième suspect, identifié comme Fotigui D., Malien, a été arrêté à Kankan par la Gendarmerie nationale. Les enquêteurs l’accusent d’appartenir à une cellule dormante rattachée au GSIM et d’avoir participé, sans autorisation légale, à une opération de libération d’otages contre rançon, contribuant ainsi au financement d’activités terroristes, selon les éléments de l’instruction.

Enquête, réseaux en ligne et poursuites judiciaires

L’analyse des communications numériques a mis en lumière plusieurs groupes de messagerie instantanée liés au GSIM. Le parquet cite au moins trois groupes nommés « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde », qui totalisent 513 membres dont 38 de nationalité guinéenne. Parmi ces derniers, les services d’enquête ont identifié deux personnes présentées comme membres actifs des réseaux de radicalisation en ligne : Ibrahima Sow et Cheick Ibrahima Savane.

Les personnes interpellées ont été déférées devant le parquet d’instance de Kaloum et placées sous mandat de dépôt. Elles sont poursuivies pour complicité de terrorisme, association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et financement du terrorisme, des faits punis par les articles 19, 20 et 574 du Code pénal guinéen. Les mis en cause feront également l’objet de poursuites sur la base de l’article 7 de la loi L/2021/024/AN du 17 août 2021 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Les investigations ont aussi révélé l’existence d’un réseau de radicalisation en ligne mêlant ressortissants étrangers et nationaux guinéens, selon les sources judiciaires. Les autorités indiquent que les procédures se poursuivent afin de préciser les rôles de chacun au sein des cellules identifiées et de retracer les flux financiers liés aux activités reprochées.

Le parquet général a informé qu’il maintient la coordination avec les forces de sécurité pour la conduite des enquêtes et la protection des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national, invitant la population à collaborer avec les autorités en signalant tout comportement suspect

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