Gabon : suspension des réseaux sociaux et répercussions économiques
Jeudi 19 février 2026, le Gabon a mis en application une mesure entraînant la coupure de plusieurs réseaux sociaux. Depuis l’entrée en vigueur de la restriction, l’accès à des plateformes majeures est fortement dégradé, perturbant immédiatement les usages quotidiens des internautes.

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Parmi les services concernés, Facebook et TikTok affichent d’importantes perturbations : contenus indisponibles, chargements interrompus et navigation sporadique. Sur WhatsApp, les communications vocales et le transfert de fichiers connaissent également des dysfonctionnements fréquents, rendant les appels et l’envoi de documents peu fiables.
Ces interruptions prennent rapidement une dimension économique. Les entreprises qui s’appuient sur les réseaux sociaux pour la promotion, la vente ou le support client voient leur activité ralentie, tandis que des prestataires digitaux et des indépendants perdent des canaux de revenu et de contact avec leur clientèle.
Contactés, les fournisseurs d’accès à Internet n’ont pas souhaité s’exprimer jusqu’à présent, laissant planer des incertitudes sur l’étendue réelle et la durée de la coupure. Sur le terrain, commerçants et services numériques évaluent déjà les conséquences à court terme.
Effets immédiats et enjeux à court terme
Au-delà des simples désagréments pour les particuliers, la suspension pèse sur des secteurs sensibles : ventes en ligne, communication des médias locaux, gestion de la relation client et opérations logistiques qui dépendent de transferts de fichiers et de messageries instantanées. Les petites structures, souvent moins flexibles, sont les premières à ressentir l’impact financier.
Plusieurs acteurs économiques s’efforcent de basculer vers des alternatives — courriels, SMS ou plateformes moins touchées — mais ces solutions exigent du temps et génèrent des coûts supplémentaires. Pendant ce temps, la population et les entreprises attendent des informations claires sur la durée de la mesure et les raisons invoquées par les autorités, tandis que la surveillance de la situation reste active dans les milieux professionnels et médiatiques.

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