Famille de Catherine Laborde divisée après une plainte contre Thomas Stern
Un an après la mort de Catherine Laborde, la parution du livre de son époux, Y a-t-il une vie après ta mort (éd. Robert Laffont), ravive un conflit familial et judiciaire. La journaliste météo de TF1, décédée à 73 ans après plus d’une décennie de maladie à corps de Lewy, est au cœur d’un affrontement public entre son veuf, ses filles, sa sœur et l’aide‑soignante qui l’assistait en fin de vie.

SOMMAIRE
Selon les déclarations publiées dans la presse, Gabrielle et Pia, filles de Catherine Laborde, reprochent à Thomas Stern d’avoir fait de la disparition de leur mère un support de promotion personnelle. Gabrielle évoque un livre « d’un mauvais goût terrible » paru au moment de l’anniversaire de la mort de leur mère et déplore que la publication se concentre sur le rôle du mari. Pia résume sa position en affirmant que leur mère « n’est pas un panneau publicitaire ». Leur tante, Françoise Laborde, s’est elle aussi déclarée choquée par ce qu’elle qualifie d’utilisation de la mort de Catherine pour « se mettre encore en valeur ».
Le contenu du livre et la manière dont y sont présentés les proches et les professionnels qui ont accompagné Catherine Laborde provoquent un désaccord profond au sein de la famille. Thomas Stern, dans son récit, décrit son engagement comme celui du « seul aidant » ; les filles contestent cette vision, rappelant qu’une organisation familiale, l’intervention d’aides‑soignantes et les ressources personnelles de la défunte ont permis l’accompagnement de la présentatrice « d’une façon digne et aimante ». Le dossier familial inclut également des alertes formulées en octobre 2024 par des infirmières, qui auraient signalé des soupçons de maltraitance envers une personne vulnérable, imputés selon elles à l’alcoolisme présumé du mari. Gabrielle dit avoir proposé à sa mère une « séparation temporaire » avec Thomas, proposition à laquelle la défunte aurait répondu favorablement, selon les déclarations rapportées.
Plainte de l’aide‑soignante et nouvelles procédures
L’aide‑soignante principale qui assistait Catherine Laborde a déposé une première plainte en août dernier, visant Thomas Stern pour « harcèlement moral ». Elle relate une relation qui s’est détériorée au fil du temps, faisant état de « remarques sexistes », de « pressions psychologiques » et d’un comportement d’ivresse quotidienne qui aurait entraîné un arrêt maladie pour altération des conditions de vie et de santé.
Après la publication du livre, dans lequel l’auteur évoque à plusieurs reprises l’aide‑soignante en modifiant son prénom, cette dernière s’est de nouveau rendue à la gendarmerie le 14 janvier pour déposer une plainte supplémentaire, cette fois pour « atteinte à la vie privée ». Ces démarches judiciaires figurent dans les éléments rendus publics par le quotidien Le Parisien.
Le livre de Thomas Stern paraît malgré la contestation familiale et les procédures en cours. Les différents protagonistes ont exprimé leurs positions publiquement auprès de la presse, et certaines déclarations figurent dans des interviews et communiqués repris par plusieurs médias.

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