États-Unis : le militant d’extrême droite britannique Tommy Robinson invité au département d’État
Le militant d’extrême droite Tommy Robinson a annoncé, mercredi 25 février, avoir été convié à une rencontre au département d’État des États-Unis, une prise de contact intervenue alors que l’administration Trump pointe du doigt des restrictions à la liberté d’expression en Europe.

SOMMAIRE
Sur son compte X, M. Robinson a publié une photo le montrant sur le balcon du bâtiment du département d’État, devant un drapeau américain, en affirmant que sa visite visait à « tisser des alliances et des amitiés » outre-Atlantique.
La venue a également été relayée sur X par Joe Rittenhouse, conseiller au Bureau des affaires consulaires, qui a salué la présence de Robinson au département d’État en le présentant comme un partisan de la liberté d’expression et en se félicitant de cette rencontre.
Stephen Yaxley-Lennon, plus connu sous le pseudonyme Tommy Robinson, est le fondateur de l’English Defence League, un mouvement issu de la mouvance hooligan qui s’est installé sur la scène nationaliste britannique.
Antécédents judiciaires et engagement politique
Plusieurs condamnations jalonnent son parcours : il a été sanctionné à plusieurs reprises pour des troubles à l’ordre public et a connu des peines de prison. Il a notamment été incarcéré en 2018 pour outrage au tribunal et de nouveau en 2024 après avoir repris des propos diffamatoires visant un réfugié. En 2013, il avait aussi été détenu pour avoir tenté d’entrer aux États-Unis en se servant d’un passeport qui n’était pas le sien ; les autorités américaines lui avaient auparavant refusé l’accès au territoire en raison d’une condamnation liée à la possession de stupéfiants.
Se présentant comme journaliste, Robinson est surtout identifié comme un militant anti-immigration et hostile à l’islam. Il a par ailleurs organisé, en septembre dernier, l’un des rassemblements les plus importants de l’extrême droite à Londres, qui aurait rassemblé plus de 150 000 personnes.

Commentaires