États-Unis et Afrique du Sud s’accordent sur le programme d’accueil des Afrikaners
Washington et Pretoria ont conclu un compromis discret sur la poursuite d’un programme controversé des États-Unis visant à accueillir des Afrikaners sud-africains en tant que réfugiés, malgré des désaccords persistants entre les deux capitales.

Cet accord repose sur une série d’échanges diplomatiques tenus en fin décembre 2025, selon des informations.
Depuis plusieurs mois déjà, l’administration américaine a mis en place une initiative d’asile destinée principalement aux Afrikaners, une communauté d’origine européenne en Afrique du Sud, dans le cadre d’une politique migratoire justifiée par Washington comme une réponse à des allégations de discrimination grave.
Pretoria, pour sa part, a rejeté l’idée que des persécutions systémiques contre cette communauté justifient le statut de réfugié, dénonçant une lecture qu’elle juge infondée.
Malgré ces critiques de fond, une réunion tenue le 23 décembre entre responsables sud-africains et diplomates américains a permis de dégager un terrain d’entente. Les autorités sud-africaines ont assuré à leurs homologues américains qu’elles n’entraveraient pas la mise en œuvre du programme, à condition que celui-ci respecte strictement les lois sud-africaines.
Un accord tacite a ainsi été trouvé pour permettre à Washington de poursuivre ses démarches sans ingérence de Pretoria.
Du côté sud-africain, les représentants ont souligné l’importance de dissocier les questions judiciaires internes de toute interprétation diplomatique, estimant que les actions prises précédemment, notamment une opération de police visant des personnels liés au programme, relevaient de l’application de la loi et non d’un différend politique.
Pour les États-Unis, l’accord garantit la continuité d’un dispositif jugé sensible mais légalement encadré. Les deux parties ont également exprimé leur souhait d’améliorer la communication afin d’éviter de futures tensions publiques quant à ce dossier, qui s’inscrit dans un contexte plus large de relations parfois tendues entre les deux pays sous l’administration américaine actuelle.


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