« Enlèvement illégal » de Maduro : les pays de l’AES accusent les États‑Unis
L’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Niger et le Burkina Faso, a dénoncé, dans un communiqué diffusé jeudi 8 janvier, l’« enlèvement illégal » du président vénézuélien Nicolas Maduro et de son épouse, qu’elle attribue aux États-Unis et qui aurait eu lieu le samedi 3 janvier. Qualifiant l’opération d’« acte grave et contraire au droit international », l’AES condamne ce « recours unilatéral à la force » aux « conséquences néfastes pour la stabilité mondiale ». Plusieurs pays dans le monde et en Afrique avaient déjà réagi, alors que les États membres de l’AES n’avaient pas pris position antérieurement, précise le texte. Dirigés par des régimes militaires issus de coups d’État, les trois pays sahéliens expriment leur « solidarité au peuple vénézuélien » et demandent au Conseil de sécurité des Nations unies de « condamner clairement l’action militaire américaine » et de travailler au « rétablissement de la légalité internationale ».



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