Didier Barbelivien condamné pour plagiat lié au tube « On va s’aimer » de Gilbert Montagné
6 août 2026 : la chaîne LCP consacre sa soirée à Didier Barbelivien avec le documentaire Didier Barbelivien : tant qu’il y aura des chansons, qui revient sur une carrière marquée par plus de 2 500 chansons et par une affaire judiciaire longue et médiatisée autour du tube « On va s’aimer ».
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Sorti en 1983, le titre interprété par Gilbert Montagné — dont le texte a été signé par Didier Barbelivien — s’impose rapidement comme un succès populaire, dépassant les 700 000 exemplaires vendus et obtenant un disque d’or. Le morceau devient un incontournable des fêtes et des plateaux télé, et demeure l’un des titres les plus diffusés du répertoire de Gilbert Montagné.
Plusieurs années après sa sortie, « On va s’aimer » est au cœur d’une procédure pour plagiat engagée à la suite de réclamations portant sur une chanson italienne antérieure, Une fille de France, interprétée par Gianni Nazzaro. Les auteurs de l’œuvre italienne sont identifiés comme Michel Cywie et Jean-Max Rivière, qui, avec leur société d’édition, estiment que le titre français reprend de façon illicite leur création.
La bataille judiciaire et ses conséquences
Les premières actions en justice sont menées en Italie au début des années 2000. En 2008, le tribunal de Milan considère que « On va s’aimer » constitue une contrefaçon de « Une fille de France ». Les procédures se poursuivent ensuite en France et en Italie pendant plus de vingt ans.
Le dossier franchit un nouveau cap avec un arrêt de la cour d’appel de Paris rendu le 9 octobre 2024. La juridiction française confirme la décision italienne et reconnaît le plagiat. La cour décide que Didier Barbelivien et Gilbert Montagné ne pourront plus bénéficier des droits d’auteur afférents à « On va s’aimer » : les revenus liés à la paternité de l’œuvre sont désormais attribués aux ayants droit de « Une fille de France », à savoir les auteurs Michel Cywie et Jean‑Max Rivière ainsi que leur société d’édition.
Les droits liés à l’interprétation demeurent toutefois la propriété de Gilbert Montagné, qui conserve les revenus issus de ses prestations. Les décisions déjà rendues restent applicables tant qu’une juridiction supérieure ne les remet pas en cause.
Face à ces jugements, Didier Barbelivien a maintenu sa contestation et n’a jamais reconnu un plagiat volontaire. Lors de la décision d’appel, il s’était exprimé auprès de l’AFP en invitant le public à comparer les deux œuvres : « Je suggère à tous ceux qui le veulent bien d’écouter les deux œuvres pour se faire leur propre opinion. Si vous écoutez les deux, vous allez tomber de l’armoire », ajoutant que « peut‑être au refrain, ça se ressemble un peu ».
Les avocats de Gilbert Montagné ont saisi la Cour de cassation et une nouvelle expertise a été réalisée en Italie. Le documentaire diffusé par LCP revient sur cette trajectoire : il rassemble témoignages d’amis, d’artistes et de proches pour retracer la carrière de Didier Barbelivien, né à Paris en 1954, auteur de centaines de tubes et décoré en 2009 des insignes de chevalier de la Légion d’honneur.


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