Côte d’Ivoire : Ahoua Don Mello critique le gouvernement Beugré Mambé II

En Côte d’Ivoire, le gouvernement Beugré Mambé II fait déjà face à ses premières critiques. Elles émanent notamment d’Ahoua Don Mello, figure connue de la scène politique, qui dénonce un exécutif à « deux capitaines » et alerte sur les risques de confusion au sommet de l’État.

POLITIQUE
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Ahoua Don Mello
L’ancien ministre et ex-vice-président du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), Ahoua Don Mello
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Dans un communiqué publié mardi 27 janvier 2026, l’ancien vice-président du PPA-CI, aujourd’hui engagé dans les cercles panafricanistes internationaux, dresse un constat sévère de la nouvelle équipe gouvernementale mise en place par le président Alassane Ouattara. Selon lui, la composition annoncée le 23 janvier ne traduit aucune rupture politique. « Cette nouvelle équipe gouvernementale, loin d’incarner une rupture, s’inscrit clairement dans une logique de continuité », écrit-il, évoquant une trajectoire assumée vers un « parti-État hégémonique ».

Reconduit à la Primature, Robert Beugré Mambé a formé un gouvernement de 34 ministres, très proche du précédent. La principale nouveauté réside dans la création d’un poste inédit de vice-Premier ministre, confié à Téné Birahima Ouattara, frère cadet du chef de l’État, qui conserve en parallèle le portefeuille stratégique de la Défense.

C’est cette configuration institutionnelle qui concentre l’essentiel des critiques. Pour Don Mello, elle brouille la chaîne de commandement au sommet de l’exécutif et installe une ambiguïté durable dans l’exercice du pouvoir. « Quid de la relève annoncée par le Président de la République, Président du RHDP ? », s’interroge Ahoua Don Mello, évoquant deux scénarios : soit une transition démocratique assumée au sein du parti au pouvoir, soit une régression institutionnelle, qu’il associe symboliquement à la Charte de Kurukan Fuga, au « grand désarroi des démocrates ».

Dans un contexte mondial marqué par les recompositions géopolitiques et la montée en puissance du Sud global, l’ancien responsable politique appelle à l’émergence d’une alternative structurée. Selon lui, seule une « gauche plurielle, organisée et consciente de ses responsabilités historiques » pourrait éviter une consolidation durable d’un système dominé par un parti-État.

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