Côte d’Ivoire : Abidjan au cœur de la transformation des paiements

Organisé pour la première fois en Afrique francophone à Abidjan, Visa Connect a rassemblé fin février 2026 l’ensemble des acteurs du secteur des paiements — banques, fintechs, régulateurs et représentants des pouvoirs publics — pour débattre des transformations du paysage monétique sur le continent. L’événement a mis en lumière la montée en puissance des paiements mobiles, l’exigence d’une expérience utilisateur fluide et sécurisée, ainsi que les défis posés par la fraude et la modernisation des systèmes de paiement publics.

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Abidjan au cœur de la transformation des paie
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La manifestation, présentée par les organisateurs comme une plateforme d’échanges techniques et stratégiques, a permis de confronter les points de vue des opérateurs privés et des autorités de régulation sur les solutions à déployer pour adapter les infrastructures aux réalités africaines. Plusieurs sessions ont porté sur l’intégration des innovations — notamment l’intelligence artificielle et les services en temps réel — au sein d’écosystèmes où l’interopérabilité et l’accessibilité demeurent des priorités.

Au cœur des débats, la question de l’expérience client a occupé une place centrale : les participants ont insisté sur la nécessité d’offrir un accès instantané et transparent aux services financiers, via des interfaces adaptées au mobile et à des usages locaux variés. Cette attente se combine à une exigence croissante en matière de rapidité des transactions et de traçabilité, éléments jugés essentiels pour renforcer la confiance des usagers.

Axes stratégiques et mesures évoqués à Abidjan

Les intervenants ont souligné que la lutte contre la fraude exige une approche multi-couches. L’intelligence artificielle a été présentée comme un levier pour détecter des modèles de fraude de plus en plus sophistiqués, en complément d’outils classiques tels que la tokenisation, l’authentification biométrique et la surveillance en temps réel des flux transactionnels. Des discussions ont porté sur l’équilibre à trouver entre détection automatisée et respect des données personnelles.

La modernisation des paiements publics a été identifiée comme un vecteur clé d’inclusion financière. Les responsables présents ont évoqué la digitalisation des recettes et des dépenses publiques, ainsi que l’utilisation de plateformes numériques pour élargir l’accès aux services de l’État. L’objectif affiché est d’améliorer la transparence et de réduire les frictions qui empêchent certains segments de la population d’accéder à des services financiers formels.

Sur le plan des échanges entre entreprises, l’accélération des flux B2B est apparue comme essentielle pour dégager de la trésorerie et fluidifier les chaînes de valeur. Plusieurs sessions ont abordé la mise en place de rails de paiement instantané, l’optimisation des processus de règlement et le rôle des solutions de cash management adaptées aux PME africaines. La question de l’interopérabilité entre systèmes nationaux et régionaux a également été soulevée.

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