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Burkina : Près de 3 milliards FCFA mobilisés pour sécuriser le cheptel

Le gouvernement burkinabè a validé, le 19 mars, les résultats de la campagne nationale de vaccination et de santé animale 2025-2026, soutenue par une enveloppe publique exceptionnelle de plus de 2,8 milliards FCFA et une subvention moyenne de l’État s’élevant à 70 %, avec des bilans chiffrés — 2,8 millions de bovins vaccinés, 4,8 millions de petits ruminants, 19 millions de volailles traitées et la prise en compte, pour la première fois à l’échelle nationale, de la vaccination d’espèces halieutiques.

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Près de 3 milliards FCFA mobilisés pour sécuriser le cheptel et r
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Pilotée par le ministère chargé des Ressources animales, la campagne affiche une extension notable de son périmètre sanitaire : le nombre de maladies prioritaires suivies est passé de sept à dix, et l’aquaculture a été intégrée aux dispositifs de prévention et de contrôle. Le ministre délégué Amadou Dicko a expliqué que cette évolution traduit une volonté d’élargir l’approche aux différentes filières animales afin de renforcer la protection du cheptel dans un contexte régional marqué par des fragilités sanitaires et économiques.

Les indicateurs de la saison 2025-2026 montrent des progressions sensibles par rapport aux campagnes antérieures : hausse de 12 % des bovins vaccinés (2,8 millions), +36 % pour les petits ruminants (4,8 millions), prise en charge de 19 millions de volailles contre la maladie de Newcastle, 148 000 carnivores immunisés contre la rage (+50 %) et 1,4 million de poissons protégés, une première action déclarée au niveau national. En outre, 5,3 millions d’animaux ont bénéficié de traitements antiparasitaires et plus de 12 000 vaches ont été inséminées artificiellement. Six vaccins ont été distribués gratuitement, tandis que quatre autres ont reçu un apport financier public significatif afin de réduire les coûts pour les éleveurs.

Une stratégie publique centrée sur l’accès aux services et la modernisation

Les autorités présentent la subvention comme un instrument majeur pour lever la barrière financière à l’adoption des pratiques sanitaires. En rendant l’immunisation et certains traitements davantage accessibles, l’État vise à diminuer les pertes économiques liées aux épizooties et à améliorer la productivité des exploitations. Les opérations d’insémination artificielle menées pendant la campagne s’inscrivent également dans une logique d’amélioration génétique du cheptel.

L’élevage demeure, au Burkina Faso, une source de revenus essentielle pour de nombreux ménages ruraux et joue un rôle de filet de sécurité en période de crise agricole. Les responsables insistent sur l’impact potentiel de meilleures performances sanitaires sur l’accès aux marchés, y compris à l’exportation, où les exigences en matière de certification et de traçabilité sont de plus en plus strictes.

Outre la vaccination et les traitements antiparasitaires, la campagne met en avant des mesures de renforcement des capacités : formation et professionnalisation des acteurs de terrain, extension des services vétérinaires et appui technique aux filières. Les modalités de financement adopté

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