Sébastien Chabal admet que son micro a été coupé aux Enfoirés
Salle comble, projecteurs, et une logique de spectacle qui impose parfois des choix techniques fermes : lors des répétitions parisiennes des Enfoirés, plusieurs micros ont été coupés pour des prestations jugées trop approximatives, au grand dam — parfois amusé, parfois gêné — des célébrités présentes. L’opération, organisée au profit des Restos du cœur, mêle exigence artistique et volonté collective de proposer un spectacle harmonieux, au point que la production n’hésite pas à couper le son quand la justesse ou le tempo ne suivent pas.

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Ce recours au micro off n’est pas présenté comme une sanction publique mais comme un ajustement technique rendu nécessaire par la nature du concert : voix multiples, arrangements serrés et besoin d’un rendu homogène devant un public nombreux. Plusieurs personnalités ont accepté cette pratique sans remettre en cause leur engagement pour l’association caritative. L’attention portée à la qualité des prestations coexiste avec l’objectif humanitaire de la troupe, ce qui conduit la production à arbitrer la dimension artistique lors des répétitions.
Parmi les témoignages rapportés, celui de Sébastien Chabal illustre la franchise qui entoure ces décisions en coulisses. L’ancien international du XV de France, devenu une figure médiatique, avait reconnu ne pas avoir de prétention vocale et raconté que son micro était parfois coupé : « Je ne suis pas chanteur, je ne suis pas acteur. C’est pour ça qu’ils mettent mon micro sur off d’ailleurs. » Cette déclaration souligne la normalisation de la pratique au sein de la production lorsque les performances individuelles peuvent nuire à l’ensemble du spectacle.
Répétitions interrompues et conseils techniques
Un épisode impliquant Julien Arruti a été relaté par son complice de la Bande à Fifi, Philippe Lacheau. Selon M. Lacheau, lors d’essais à Paris, la prestation vocale de Julien a été jugée si éloignée des attentes que les musiciens ont interrompu la pièce dès la première phrase : « Julien devait également, mais lorsqu’on a fait des essais à Paris, il chantait trop mal… Dès la première phrase qu’il a chantée lors des répétitions, les musiciens ont arrêté de jouer. Ils étaient gênés, ils ne savaient pas comment lui dire que ça n’allait pas le faire. »
La réaction rapportée montre le rôle décisif des répétitions : elles permettent d’évaluer en amont ce qui fonctionnera sur scène et d’éviter des écarts pendant les représentations publiques. Dans ce cas précis, l’arrêt immédiat du morceau par les musiciens a servi de signal clair sur l’inadéquation entre la prestation et le rendu sonore attendu.
Par ailleurs, Elodie Fontan et la responsable des Enfoirés, Sophie Bazou, ont confirmé des ajustements similaires. Elodie a raconté que Julien, enthousiaste de chanter, avait sollicité des conseils techniques — hauteur, tempo, placement — et que la production lui avait répondu sans détour : « Désolé, mais on part de trop là. » Sophie Bazou a, selon les récits, estimé que la participation de l’actrice était également problématique sur le plan vocal : « Elle chantait trop faux. C’était pire que Julien… »
Tous les artistes concernés ont néanmoins maintenu leur participation à l’événement caritatif, la priorité affichée restant le soutien aux Restos du cœur, même lorsque certains micros restent éteints.

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