Nigéria : l’Union européenne annonce un investissement de 290 millions d’euros
Le Nigéria et l’Union européenne ont annoncé, lors du huitième dialogue ministériel tenu à Abuja le 23 mars, la signature d’un programme d’investissement d’environ 290 millions d’euros (190 milliards FCFA) destiné à renforcer la coopération économique et sectorielle via l’initiative Équipe Europe et la stratégie Global Gateway.

SOMMAIRE

Cette enveloppe cible plusieurs secteurs jugés prioritaires pour le développement nigérian : le numérique, la santé, l’agriculture et la gestion des flux migratoires. Les autorités nigérianes et les représentants européens ont présenté ce financement comme un ensemble de mesures visant à améliorer les infrastructures, soutenir la production locale et favoriser l’emploi à travers des interventions publiques et des partenariats privés.
Le communiqué officiel précise que ce nouvel apport s’inscrit dans la continuité des engagements européens en Afrique de l’Ouest et vient s’ajouter aux dispositifs déjà mobilisés par l’Union depuis 2025, qui totalisent près de 962,5 millions d’euros (631 milliards FCFA) pour le Nigéria.
Détails des allocations et priorités opérationnelles
La part la plus importante du paquet financier, soit environ 131 millions d’euros (85,9 milliards FCFA), est dédiée au renforcement des capacités numériques. Les fonds serviront au déploiement à grande échelle de réseaux de fibre optique afin d’élargir l’accès à Internet pour des millions d’utilisateurs, au soutien des services numériques publics et à la formation de jeunes aux métiers du digital. Les autorités précisent que ces actions seront menées en coopération avec des partenaires internationaux et avec des opérateurs locaux pour accélérer la connectivité dans les zones urbaines et rurales.
Dans le domaine de la santé, une portion du financement est orientée vers le renforcement de la production nationale de médicaments et de vaccins et vers des mécanismes d’accès au financement pour les entreprises du secteur. L’objectif affiché des bailleurs est d’améliorer l’autonomie industrielle et la résilience des chaînes d’approvisionnement médicales, tout en facilitant le développement d’acteurs locaux capables de répondre aux besoins sanitaires du pays.
Pour l’agriculture, les soutiens viseront la structuration de filières clés, en particulier le cacao et la filière laitière, l’amélioration de l’accès au crédit pour les producteurs et la promotion de pratiques agricoles plus durables. Ces interventions doivent contribuer à augmenter la valeur ajoutée sur place et à renforcer la sécurité économique des exploitations familiales et des coopératives.
Une partie des ressources est également prévue pour des actions liées à la gestion des migrations : programmes de réintégration des migrants de retour et renforcement des dispositifs de lutte contre la traite et le trafic d’êtres humains. Le commissaire européen aux partenariats internationaux, Jozef Síkela, a indiqué que ces investissements visaient la création d’infrastructures durables, la génération d’emplois et le développement d’opportunités économiques à plus long terme



Commentaires